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RDC : Les six chiffres de la gestion des finances publiques du Gouvernement Badibanga !

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Visiblement, le Gouvernement Samy Badibanga à travers les Ministère d’Etat au Budget et le Ministère des Finances concentre ses efforts sur la maximisation des recettes et la rationalisation des dépenses publiques. Toutes les stratégies mises en place pour la bonne gestion des finances publiques semblent porter des fruits. Si pour une frange d’experts des efforts doivent encore être consentis, d’autres sont d’avis que « de rouge sang, les finances tournent petit à petit au vert… » Zoom Eco reprend pour vous quelques chiffres.

Excédents budgétaires 5,9 milliards CDF
Au bout de deux premiers mois de l’année 2017, le nouveau gouvernement s’est imposé une discipline rigoureuse et a équilibré les comptes du trésor en réalisant un excédent respectif de 5,9 milliards à fin janvier et 3,7 milliards de CDF en janvier et février. Il en résulte un excédent total de 9,6 milliards de CDF, sans sacrifier les dépense inéluctables, telles que les salaires, les intérêts sur la dette, les rétrocessions aux régies et les transferts aux provinces.

Le gouvernement Badibanga a, en effet, réalisé une bonne prise en charge des finances publiques : les réalisations des recettes au niveau de trois régies se sont avérées systématiquement au dessus des assignations. Contre des déficits prévus de 6,7 et 34,7 milliards de FC, soit 41,4 milliards de FC, le gouvernement a aligné des excédents de trésorerie de 5,9 et 3,7 milliards de FC, soit 9,6 milliards de FC. Ce qui dégage un bonus de 51 milliards de FC.

Paie des fonctionnaires, 162 milliards CDF
L’exécution du plan de trésorerie du secteur public révèle que toutes les rémunérations dans l’administration publique, les agents et fonctionnaires de l’État, les cabinets ministériels, les cabinets de la primature y compris les FARDC et la PNC (la Police Nationale Congolaise), les services des renseignements, les magistrats, les médecins, les professeurs d’université, les corps scientifiques, les enseignants et infirmiers ont été liquidés, soit 162 milliards de CDF décaissés.

La paie s’est effectuée intégralement et quasiment en temps réel même dans des territoires à accès difficile, dépourvus des succursales des banques.

Transferts aux provinces, 14 milliards CDF

Les tensions entre le gouvernement central et les exécutifs des provinces au sujet de la rétrocession relèvent désormais du passé : les provinces ont perçu, à fin janvier 2017, leurs dus avec de substantiels dépassements de 123% par rapport aux allocations initiales. Plus de 14,8 milliards de CDF ont été transférés aux administrations provinciales pour des prévisions de 12 milliards de CDF.

Par ailleurs, le Kongo Central a bénéficié d’une assistance humanitaire non prévue mais versée sur instruction personnelle du Premier ministre à la suite des sinistres que la ville de Boma a connu du fait de dernières pluies diluviennes.

Dette intérieure, plus de 8 milliards CDF
Longtemps considérée par des fournisseurs locaux créanciers de l’Etat comme une dette enterrée, la dette intérieure a également connu un début de paiement à la grande satisfaction des organisations patronales. Pour mémoire, la Fédération des entreprises du Congo, FEC, en avait fait une recommandation non négociable lors des accises du Dialogue de la Cité de l’Union africaine. Issu lui-même des milieux d’affaires, Samy Badibanga a tenu à ses obligations.

Quelques 8,5 milliards de CDF ont, en effet, été décaissés à titre de dettes intérieures par un gouvernement qui ne vit que des crédits provisoires de moins de 510 milliards CDF mensuels. Pour d’aucuns, Samy Badibanga relève d’entrée de jeu les objectifs qu’il s’est assigné devant l’Assemblée nationale: endiguer la crise économique et sociale, restaurer la cohésion nationale et organiser les élections.

CENI, désormais 50 milliards CDF
Le gouvernement Badibanga tient à relever le pari des élections dans le délai. A cet effet, il a mis, aux deux premiers mois de l’année, 28 milliards de CDF à la Centrale électorale. Selon des sources bien informées au Budget où la loi des finances publiques pour l’exercice 2017 subit son dernier toilettage, le cabinet Badibanga va progressivement doter la CENI d’une enveloppe mensuelle de 50 milliards de CDF dès le mois de mars (en mois normal) et 100 milliards de CDF en mois d’échéance fiscale.

Quelques 860 milliards CDF, soit près de 760 millions de dollars américains pourraient être alloués à la CENI dans le budget 2017 pour couvrir les trois scrutins électoraux. D’où, la nécessité de tenir le pari de la mobilisation et de la rationalisation de la dépense.

Restauration des 5% de la prime aux Régies

Les caisses de l’Etat se renflouent, apprend-t-on. Cette situation est la conséquence du rétablissement des rétrocessions à raison de 5% des recettes mobilisées et de la mise en pratique par les régies financières (DGDA, DGRAD, DGI) des consignes édictées par le Premier ministre, Samy Badibanga, lors d’une dernière réunion en présence du ministre des Finances, Henri Yav Mulang.

A RE(LIRE) : Pierre Kangudia : « Le gouvernement a restauré la prime de mobilisation des agents des régies financières »

Aux deux premiers mois, les régies financières ont mobilisé 556,2 CDF contre des prévisions de 474,9 milliards CDF, soit un taux de réalisation de 117%. La Direction générale de Douanes et Accises a réalisé 198,2 milliards CDF des recettes pour des prévisions de 170 milliards de FC, soit un taux de réalisation de 117%, la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participation a glané quelque 85 milliards CDF pour des assignations de 66 milliards CDF, soit un taux d’exécution de 129%. Pour des assignations de 220 milliards de FC, la Direction générale des impôts a collecté 244 milliards CDF.

Si seulement elles pouvaient continuer à monter en puissance pour donner à l’État les moyens autonomes de sa politique. Et cerise sur la gâteau, les perspectives sont plutôt encourageantes avec l’embellie annoncée dans la durée des cours mondiaux des matières premières exportées par la RDC dont l’or noir et le métal rouge.

Pold Kalombo/Zoom Eco

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