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RDC : une mission de l’Union monétaire de la SADC en consultations à Kinshasa

Des experts de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont entamé le lundi 16 février à Kinshasa, une série de consultations avec un des officiels du pays. Des consultations qui s’inscrivent dans la perspective de la mise en place à l’horizon 2025, de l’Union monétaire au sein de la Sadc. Cette évaluation est une deuxième du genre, après celle entreprise en 2017.
Les premiers échanges de l’équipe de la Sadc ont été initiés avec le ministre des Finances, Sele Yalaghuli. Ces échanges ont porté notamment sur les efforts entrepris par la RDC dans la perspective de la convergence macro-économique de la SADC.
Selon le ministre des Finances, la RDC a la volonté politique de s’engager dans ce projet régional de l’union monétaire.
« Les discussions restent focalisés sur les différents instruments de politique monétaire et budgétaire, ainsi que le niveau des réserves de change. Au sein de la SADC, la RDC passe pour le meilleur pays en termes du taux d’inflation et du taux de change », a fait remarquer le ministre des Finances.
Le programme de convergence macroéconomique de SADC est basé sur la mesure d’un certain nombre d’indicateurs macroéconomiques.
https://twitter.com/MinFin_rdc/status/1229430504832761864?s=20
Les critères sont exposés dans le Plan indicatif stratégique de développement régional (RISDP), lancé lors du sommet d’Arusha en août 2004. Sommet qui a défini le calendrier de travail pour atteindre une intégration économique complète ainsi que l’union monétaire, d’ici 2025.
En RDC, le processus est piloté au sein du gouvernement par le Comité national chargé du suivi de l’implémentation du protocole sur la finance et l’investissement (CN-SIFIP).
La RDC fait partie de trois pays devant être évalués en ce premier semestre 2020, dans le cadre du processus de convergence macroéconomique de la SADC. Cette évaluation porte globalement sur la période allant des années 2017 à 2019.
L’évaluation de 2017 avait relevé qu’en termes de performance macroéconomique, la RDC avait respecté un total de six critères sur un total de neuf, soit 67 %.
La mission avait relevé que l’économie congolaise demeurait largement vulnérable.
Olivier KAMO
















