Quantcast
Connect with us

a la une

Banque mondiale : Jim Yong Kim quitte son poste de président ce 1er février 2019

Published

on

[ANALYSE] – Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a annoncé qu’il quitterait son poste le 1er février 2019. Ce départ interviendra trois ans avant la fin de son mandat. Il va rejoindre un fonds d’investissement privé spécialisé dans le développement d’infrastructure dans les pays en développement.

Pourquoi va-t-il démissionné ? Qui va le remplacer ? Et quelle est la procédure ? Tentative de réponse dans cette analyse de Zoom Eco.

De l’institutionnel au secteur privé

Jim Yong-Kim estime que son action serait plus efficace en dehors de la Banque mondiale. Il a décidé librement et Washington a pris acte de cette décision. D’après des analystes, il s’agit d’un sacré désaveu alors que le métier de la Banque mondiale historiquement, c’est de développer justement les pays pauvres en aidant à financer leurs infrastructures.

La critique récurrente, c’est que cette institution n’arrive pas à mobiliser suffisamment les acteurs privés pour permettre de combler l’immense déficit des infrastructures dans le monde.

Des nombreux détracteurs de Jim Yong-kim lui imputent la responsabilité d’avoir dilué l’action de la Banque mondiale en l’engageant sur des fronts qui sont ceux de l’ONU : lutte contre les pandémies, aide aux réfugiés.

Ce qui donne l’opportunité à l’émergence de nouveaux acteurs du développement tels que l’Asian Infrastructure Investment Bank qui a été lancée par la Chine en 2016 et qui compte une soixantaine de membres, y compris des européens.

David Malpass pour succéder à Jim Yong-Kim ?

Si jusque-là les pays membres de la Banque mondiale n’ont pas encore avancé les noms des personnalités fortes qui pourraient présider à la tête de cette institution, dans la presse américaine, un seul nom revient souvent : David Malpass.

C’est lui l’actuel chargé des relations internationales au département du Trésor. Il est dans l’administration depuis Ronald Reagan et il défend la ligne de Trump « l’Amérique d’abord » contre le multilatéralisme et contre la Chine qui est le premier emprunteur de la Banque mondiale.

Il y a lieu d’indiquer que depuis la création de la Banque mondiale, ce sont les Etats-Unis, premier actionnaire de la Banque, qui mettent en avant un candidat pour la diriger alors que les alliés européens choisissent, eux, le directeur du FMI.

Un partage des pouvoirs qui exaspère depuis plusieurs années les pays émergents, la Chine en tête. Pour les défenseurs de cette thèse, le critère premier devrait être « la compétence » dans un processus de désignation transparent.

Soumission de candidatures jusqu’au 7 janvier

Le Conseil de la Banque mondiale a lancé, le 9 janvier 2019, le processus de sélection fondé sur le mérite et la transparence. Les candidats devront répondre aux cinq critères suivants :

– avoir fait ses preuves à des postes de direction ;

– posséder une expérience de l’administration des grandes institutions d’envergure internationale et une bonne connaissance du secteur public ;

– être en mesure de présenter une vision claire de la mission de développement de la Banque ;

– être fermement déterminé à promouvoir la coopération multilatérale et être convaincu de son importance ; et

– être en mesure de communiquer de manière efficace et diplomatique, et de faire preuve d’impartialité et d’objectivité dans l’exercice de ses fonctions.

D’après un communiqué de la Banque mondiale, les candidatures devront être soumises avant le 7 février 2019 à 9h00 heure normale de l’Est (EST). Elles pourront être déposées par les administrateurs ou par les gouverneurs par l’intermédiaire des administrateurs qui les représentent. Les candidats devraient être des ressortissants des États membres de la Banque.

« Au terme du processus de nomination, les administrateurs arrêteront une liste restreinte comptant au maximum trois candidats, dont ils publieront le nom avec l’assentiment des personnes concernées. Les Administrateurs mèneront des entretiens formels avec tous les candidats figurant sur la liste restreinte en vue de sélectionner le nouveau président par voie de consensus à l’horizon des Réunions de printemps 2019 », a indiqué la Banque mondiale.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito