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Chine : comment le tourisme contribue à l’économie nationale

Actuellement, la Chine est une des destinations touristiques les plus importantes d’Asie et le cinquième grand pays touristique du monde. Parallèlement au développement du tourisme international, le tourisme national a aussi pris de l’essor. Les touristes étrangers ont effectué 30,54 millions de voyages en Chine en 2018, en hausse de 4,7% sur un an, d’après le ministère chinois de la Culture et du Tourisme. Les recettes touristiques internes de la Chine ont progressé de 10,9% sur un an à 5 990 milliards de yuans (environ 874,18 milliards de dollars) en 2018.
En effet, la consommation touristique de la Chine est devenue une source majeure de croissance du PIB, représentant 10% de l’économie totale du pays qui, elle, se chiffre à 14 217 milliards de dollars américains. Plusieurs facteurs expliquent le développement de cette activité combien importante et qui contribue à l’économie du pays de Mao Zedong.
Premier facteur demeure l’implication de l’Etat. Le gouvernement Chinois est entrain de faire tous ses efforts pour que ce pays devienne un des grands pays touristiques du monde, en améliorant les installations et les services. Selon le plan prévu, la Chine doit devenir une destination touristique de premier choix et le quatrième grand pays touristique quant au nombre de touristes.
Parmi les réformes initiées, le gouvernement du pays de Mao Zedong a mis en place l’Administration nationale du Tourisme de Chine dont la mission est d’administrer les activités touristiques du pays. Elle a pour fonction de définir les principes, les mesures politiques et organiser le développement touristique; d’élaborer des programmes à long terme et des plans annuels; d’organiser des campagnes de publicité et de publier des informations et de superviser et de veiller à l’application des politiques et des plans.
Deuxième facteur, la facilitation dans l’obtention du visa. La Chine offre une politique de transfert sans visa de 24 heures aux touristes étrangers éligibles, et les ressortissants de 53 pays jouissent d’une politique de transfert sans visa de 144 heures via plusieurs villes, dont Beijing, Shanghai, Nanjing, Shijiazhuang (nord) et Shenyang (nord-est).
Deuxième facteur, les infrastructures. La Chine a développé et modernisé ses infrastructures routières, aéroportuaires et hôtelières. Ceci, pour se conformer à sa vision d’être au top du tourisme d’ici 2030.
Quatrième facteur, les magnifiques paysages et sites touristiques sans oublier la culture chinoise. En 2019, les experts recommandent 10 destinations incontournables listées par ordre d’intérêt: Pékin, Xi’an,Shanghai, with Suzhou and Hangzhou, Chengdu, Zhangjiajie, Huangshan, Guilin, Hong Kong, Pingyao et Chongqing. Et 19 sites touristiques à visiter : la grande muraille à Pékin.
Tourisme chinois, un modèle pour la RDC
En effet, autant la Chine est dotée de plusieurs atouts naturels, autant la RDC l’est. Des ressources forestières et fauniques, en passant par les différents cours d’eau, les montagnes et des espèces animaux rares. Des atouts qui peuvent être exploités si seulement s’il y a une bonne dose de volonté politique pour définir et mettre en oeuvre un plan stratégique de développement du secteur touristique.
« RDC : Les opportunités d’investissement dans le tourisme », livre de Mutiri wa Bashara
Cela doit passer par une bonne restructuration, l’allègement dans l’obtention du visa, la sécurisation de sites et de touristes; à cela, il faut ajouter de bonnes infrastructures routières, aéroportuaires et hôtelières selon les normes internationales. Ce n’est qu’à ces conditions que le tourisme congolais connaîtra un essor considérable.
Nadine FULA


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