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Monde: Investissements dans le cobalt, l’Australie bouscule la RDC

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Les investissements du secteur de cobalt devraient se déplacer vers l’Australie au détriment de la République Démocratique du Congo (RDC), étant donné que l’Australie est considérée comme une alternative moins risquée en ce qui concerne les risques liés aux droits humains et à l’environnement. C’est l’une des conclusions de l’étude menée par le cabinet Fitch dont les résultats ont été rendus publics le 23 septembre 2021.

Dans une note publiée à ce sujet, Fitch explique que si l’Union Européenne (EU) cherche à réduire sa dépendance à l’égard de la RDC pour le cobalt, « l’Australie représente un environnement beaucoup moins risqué ».

A en croire les conclusions de l’étude, la réglementation minière australienne donne la priorité aux processus d’extraction durables. Ce qui est attrayant pour les pays ayant des normes environnementales strictes.

Si la production australienne ne peut actuellement être comparée à celle de la RDC (5 700 tonnes de concentré contre 95 000 tonnes en 2020), l’Australie possède les deuxièmes plus grandes ressources pour cette matière première, derrière la RDC. Ce qui lui laisse une marge importante pour une croissance de son offre.

Il faut noter que la RDC a souvent été pointée du doigt pour des cas de violations de droits humains dans ses mines de cobalt.

Le pays s’efforce depuis quelques mois de changer la donne et assainir le secteur.

En mars 2021, la RDC a mis en place l’Entreprise générale de cobalt (EGC), société présentée déjà comme l’arme ultime du Gouvernement pour résoudre les problèmes rencontrés par le pays pour assurer un approvisionnement responsable en cobalt.

Plusieurs autres initiatives privées ont vu le jour dans le but d’assainir l’environnement minier.

Pour d’autres analystes, la RDC n’est pas véritablement menacée par l’Australie.

Avec la hausse de la demande en cobalt, nuancent-ils, la tendance serait plutôt au développement d’une industrie solide « parallèle » en Australie pour satisfaire les besoins et rendre l’offre un peu moins concentrée.

Olivier KAFORO

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