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Monde : Le prix de la tonne de cuivre frôle les 13.000 USD

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Le prix du cuivre poursuit sa dynamique haussière sur les marchés internationaux.

Selon la mercuriale des prix des produits miniers exportés par la République Démocratique du Congo (RDC), élaborée par les experts du Gouvernement, la tonne de cuivre devrait se négocier à 12.874 USD au cours de la semaine allant du 12 au 17 janvier 2026.

Cette projection confirme une progression soutenue du métal rouge en ce début d’année.

À la première semaine de janvier 2026, la tonne de cuivre s’était vendue à 12.366 USD, soit une hausse hebdomadaire de 508 USD, illustrant la forte tension de la demande mondiale, notamment dans les secteurs de l’électrification, des énergies renouvelables et de l’industrie technologique.

La République Démocratique du Congo figure parmi les principaux producteurs mondiaux de cuivre, aux côtés du Pérou et du Chili.

Le secteur minier constitue l’un des piliers de l’économie nationale, générant l’essentiel des recettes d’exportation et une part significative des ressources budgétaires de l’État, à travers les impôts, redevances minières, dividendes et autres prélèvements parafiscaux.

La hausse actuelle du prix du cuivre intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les finances publiques congolaises, marquées par des besoins croissants en investissements dans les infrastructures, les services sociaux de base et la stabilisation macroéconomique.

La dernière révision du contrat de coopération sino-congolais, intervenue entre le Gouvernement de la RDC et le groupement d’entreprises chinoises, s’est appuyée notamment sur les niveaux du prix du cuivre sur le marché international.

Cette révision visait à rééquilibrer un partenariat jugé, par les autorités congolaises, défavorable à l’État dans sa version initiale.

Parmi les principaux ajustements issus de cette renégociation figurent :

– la revalorisation des contreparties financières en faveur de la RDC ;
– l’augmentation des recettes minières attendues, notamment à travers les redevances et les impôts ;
– un meilleur encadrement des volumes de production et de la valorisation des minerais exportés ;
– ainsi qu’un renforcement des engagements en matière d’infrastructures financées par les revenus miniers.

Au moment de cette révision, le prix du cuivre évoluait à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés en ce début d’année 2026.

Entre la période de la renégociation et aujourd’hui, le cours du cuivre a presque doublé sur le marché international, renforçant mécaniquement la valeur économique des accords conclus.

La hausse du prix du cuivre constitue un levier financier important pour le gouvernement congolais. Elle se traduit par :

– une augmentation des recettes fiscales et parafiscales, indexées sur la valeur des exportations ;
– une amélioration des revenus issus des participations de l’État dans certains projets miniers ;
– une capacité accrue à honorer et financer les engagements en infrastructures, notamment ceux liés au partenariat sino-congolais révisé et un renforcement potentiel de la position budgétaire et extérieure du pays, sous réserve d’une gestion rigoureuse et transparente.

Toutefois, les experts soulignent que ces gains restent étroitement dépendants de la stabilité des cours, de l’efficacité des mécanismes de collecte des recettes et de la lutte contre l’évasion fiscale dans le secteur extractif.

Si la flambée du prix du cuivre offre des perspectives favorables à court et moyen termes, elle rappelle également la forte dépendance de la RDC aux matières premières.

Les autorités sont ainsi appelées à transformer cette conjoncture favorable en un levier de diversification économique, afin de réduire la vulnérabilité du pays aux cycles des prix internationaux.

Mitterrand MASAMUNA

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