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Monde : Les investissements technologiques et exportations freinent le ralentissement mondial

Selon la récente mise à jour du Fonds monétaire international (FMI), l’économie mondiale affiche une résilience notable grâce à la vigueur des exportations liées aux technologies et aux investissements dans les secteurs de l’information et de la technologie, malgré des tensions commerciales persistantes et des ralentissements sectoriels localisés.
En Europe, la croissance a été contrastée. En France, le dynamisme des exportations dans le secteur aérospatial a soutenu l’activité, portant la croissance à 2,2 %. En revanche, en Allemagne, la poursuite de la chute des exportations a freiné l’économie, laissant le PIB réel inchangé entre le deuxième et le troisième trimestre 2025.
En Asie, la situation est également hétérogène. L’économie japonaise a connu une contraction de 2,3 %, partiellement compensée par les dépenses privées et publiques, tandis que la croissance chinoise est tombée à 2,4 %, soutenue par les exportations mais freinée par un marché intérieur atone, notamment dans le secteur du logement.
Aux États-Unis, la croissance a atteint 4,3 %, portée par les dépenses et les investissements technologiques, qui ont contribué à relever la croissance moyenne annualisée du PIB d’environ 0,3 point aux trois premiers trimestres de 2025, neutralisant l’impact de la fermeture partielle de l’administration fédérale au dernier trimestre.
En Espagne et au Royaume-Uni, les investissements technologiques ont également soutenu l’activité, mais dans une moindre mesure que sur le marché américain.
À l’échelle mondiale, la vigueur des exportations de semiconducteurs et d’équipements technologiques en Asie a compensé le ralentissement des échanges dans d’autres catégories de produits.
Les échanges commerciaux mondiaux sont ainsi restés relativement soutenus malgré un léger ralentissement observé dans les données à haute fréquence.
L’inflation mondiale est restée globalement stable. Si la médiane de l’inflation séquentielle a légèrement augmenté, l’inflation annuelle est restée quasiment inchangée, légèrement inférieure aux attentes.
Aux États-Unis, la hausse du coût de la vie demeure la principale préoccupation des ménages, avec des anticipations d’inflation à un an toujours élevées et une pression continue sur les prix des intrants dans l’industrie manufacturière.
Le FMI souligne que la résilience économique dépend désormais de la capacité des pays à maintenir des investissements technologiques soutenus, à préserver la stabilité financière et à gérer les tensions commerciales et géopolitiques, qui restent les principaux facteurs de risque pour la croissance mondiale.
Olivier KAFORO
























