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Monde : une école sur trois ne dispose pas de toilettes !

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19 novembre 2018, journée mondiale des toilettes, une journée dédiée essentiellement à la sensibilisation du public sur le rôle crucial des toilettes et aussi une occasion pour encourager des actions ciblées en vue de relever le défi de la crise mondiale de l’assainissement. En RDC, l’immense majorité de 70 à 90 millions d’habitants n’a pas accès à des « toilettes améliorées » qui préservent l’hygiène et l’intimité des utilisateurs, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

Les chiffres sont alarmants. 1/3 des écoles dans le monde ne dispose pas de toilettes, un problème qui s’aggrave pour les filles pendant la période de menstruation.  900 millions d’écoliers dans le monde ne disposent pas d’installations pour le lavage des mains – ce qui favorise la propagation de maladies mortelles.

Quid de la situation en RDC ?

A Kinshasa, des millions d’habitants font leur besoin dans des conditions sanitaires déplorables. Ainsi, en l’absence d’une politique publique d’ensemble, la qualité des lieux d’aisance varie fortement selon le standing social, à l’image d’une mégapole d’environ dix millions d’habitants, où des ilots de richesse prospèrent au milieu d’un océan de pauvreté.

Aucun problème pour les privilégiés comme ceux de la Gombe, qui abrite le palais présidentiel, les ambassades et les ministères, les banques et les grandes sociétés, les résidences des classes aisées et des expatriés : c’est le domaine des toilettes propres avec eau courante pour l’hygiène des mains et l’assainissement.

Une situation contraire pour le reste des communes comme Selembao, Bumbu, Makala et autres. Ici, dans certaines parcelles abritant plus de 4 familles qui se partagent une seule toilette. Ailleurs, un trou derrière des tôles, pas d’eau courante, peu d’assainissement ; des millions d’habitants font leur besoin dans des conditions sanitaires déplorables.

En milieu rural, avec 60% de la population, la situation est encore pire avec la « défécation à l’air libre » qui reste un vecteur de maladie, révèle l’Unicef, à l’origine d’un programme « écoles et villages assainis ».

Des chiffres révélateurs

Selon le rapport OMS/ UNICEF du Programme commun de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement intitulé « Progrès en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène : mise à jour 2017 et évaluation des ODD », 2,1 milliards de personnes, soit 30% de la population mondiale, n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable et 4,5 milliards, soit 60%, ne disposent pas de services d’assainissement gérés en toute sécurité.

2,3 milliards ne disposent toujours pas d’installations sanitaires de base. Parmi elles, 600 millions de personnes partagent des toilettes ou latrines avec d’autres foyers, et 892 millions défèquent à l’air libre, une pratique en augmentation en Afrique subsaharienne où les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.

 Dans l’ensemble, 80% des eaux usées résultant des activités humaines retournent dans l’écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées. De fortes inégalités persistent entre les zones urbaines et rurales. C’est en ville qu’on trouve deux personnes sur trois ayant accès à l’eau potable gérée en toute sécurité et trois sur cinq disposant de services d’assainissement gérés en toute sécurité. Sur les 159 millions ayant recours à des eaux de surface non traitées, voir puisées dans des lacs, des cours d’eau ou des canaux d’irrigation, 150 millions vivent en zone rurale.

Dans les pays en situation de conflit ou traversant une période de troubles, les enfants sont quatre fois moins susceptibles d’avoir accès à des services élémentaires d’approvisionnement en eau et  deux fois moins à bénéficier de services d’assainissement de base que les enfants vivant dans d’autres pays.

Nécessité d’un bon assainissement

Les avantages vont bien au-delà de la diminution du risque de diarrhée. Il s’agit notamment de la diminution de la propagation des vers intestinaux, de la schistosomiase et du trachome, des maladies tropicales négligées dont souffrent des millions de personnes ; la diminution de la gravité et des conséquences de la malnutrition; la promotion de la dignité humaine et le renforcement de la sécurité, notamment pour les femmes et les jeunes filles; la fréquentation scolaire des jeunes filles augmente en particulier lorsqu’on met à leur disposition des installations séparées d’assainissement; le recyclage potentiel de l’eau, des énergies renouvelables et des nutriments à partir des matières fécales.

D’où l’importance du thème de cette année : « quand la nature vous appelle » pour dire tout simplement « nous devons construire des toilettes et installations d’assainissement qui sont en harmonie avec notre environnement ». Car, révèle une étude de l’OMS en 2012, chaque dollar investi dans l’assainissement, on obtient en retour 5,50 dollars provenant de la baisse des dépenses de santé, des gains de productivité et de la diminution du nombre des décès prématurés.

Nadine FULA | Zoom Eco

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