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ONU : Félix Tshisekedi exige une enquête onusienne sur les « génocides commis par le Rwanda »

À la tribune de la 80ᵉ Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a réclamé la création immédiate d’une commission d’enquête internationale sur « les différents épisodes des génocides commis par le Rwanda » en territoire congolais.
« Je le dis solennellement devant cette Assemblée, la communauté internationale a le devoir moral et politique de reconnaître cette tragédie pour ce qu’elle est, un génocide, et d’agir en conséquence. Le silence et l’inaction face à ces crimes s’apparentent à une complicité. », a martelé le Chef de l’État congolais.
Le Président Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une commission indépendante, dotée de moyens, afin d’établir la vérité, rendre justice aux victimes et rompre « le cycle de l’impunité qui nourrit ce drame depuis des décennies ».
Dans le même élan, il a demandé aux Nations Unies de mettre en place un régime de sanctions ciblées contre « les auteurs des crimes économiques, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide » commis à l’Est du pays.
« Nous appelons également à des mesures fortes pour tarir les circuits illicites d’approvisionnement en minerais, qui financent depuis des décennies la guerre et la tragédie humaine », a-t-il ajouté.
Le Président congolais a rappelé les efforts de son Gouvernement en faveur du dialogue et des accords de paix, tout en dénonçant une « paix factice, bâtie sur l’impunité et l’oubli ».
« L’histoire ne jugera pas nos discours, mais notre capacité à reconnaître les crimes de masse et à mettre fin à l’impunité », a-t-il lancé.
Se référant au rapport Mapping des Nations Unies, qui documente l’ampleur des atrocités commises en RDC depuis les années 1990, Tshisekedi a affirmé que « tous les marqueurs d’un projet d’extermination des congolais sont réunis ». Il a parlé d’un « génocide silencieux » qui frappe son pays depuis plus de trente ans.
Le Chef de l’État congolais a conclu en rappelant le massacre de plus de 300 civils en juillet 2025 dans le territoire de Rutshuru, attribué aux rebelles de l’AFC-M23 avec, selon lui, l’appui des forces de défense rwandaises.
AGNES KAYEMBE
























