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FOCAC 2024 : la RDC devrait assainir son climat des affaires pour tirer profit des 50 milliards USD chinois (expert)

À l’issue du sommet sur la coopération sino-africaine tenue du 4 au 6 septembre 2024, la Chine a élaboré un plan d’actions robuste chiffré à 50 milliards de dollars en faveur de l’Afrique. Ce document est centré sur dix (10) axes prioritaires visant à raffermir davantage les relations entre les deux parties.
Des experts posent une condition sine qua non afin que la République Démocratique du Congo puisse en tirer profit. L’impératif étant celui d’assainir le climat des affaires.
Abondant dans le même sens, Alexandre Nshue, professeur d’économie au sein de différentes institutions du pays, fait savoir que la République Démocratique du Congo a intérêt de communier avec d’autres pays pour mieux organiser voire mobiliser des ressources financières pour arriver à financer sa production, et à structurer son économie.
Quant aux cinquante (50) milliards annoncés par l’Empire du milieu, ce spécialiste estime que la République Démocratique du Congo devrait s’organiser de manière à créer un environnement des affaires propices à la fois aux investissements étrangers et nationaux. Ceci permettrait au pays de capter des capitaux étrangers, précise-t-il.
En optant pour cette approche, la RDC peut structurer et surtout transformer son économie.
Par ailleurs, le pays sera bénéficiaire de la promesse faite par la Chine en grande partie grâce aux volontés affichées respectivement par le Président Félix Tshisekedi, et la Première Ministre, Judith Tuluka Suminwa.
Pour rappel, les deux personnalités ont tapé du poing sur la table en ce qui concerne la question relative au climat des affaires dans leurs discours prononcés à l’occasion du FOCAC 2024.
En effet, durant les assises, l’amélioration du climat des affaires en République Démocratique du Congo est apparue comme étant un axe majeur du pays.
À travers ledit axe, le Gouvernement congolais aspire à orchestrer une nouvelle done économique, illustrée par l’environnement des affaires attractif aux capitaux étrangers, gage du boostage économique interne.
Des experts soulignent que l’amélioration du climat des affaires serait une bouée de sauvetage en faveur des autres axes mis en avant par l’Exécutif national.
Par exemple, le Gouvernement congolais entend amorcer avec volonté la diversification de l’économie nationale. Or, renseignent-ils, le pays ne peut jamais diversifier son économie sans ressources financières de qualité. À cet titre, les capitaux étrangers devraient constituer un atout pour atteindre les ambitions. D’où, l’impérieuse nécessité d’améliorer le climat des affaires.
Une étude de la Banque mondiale souligne qu’un climat des affaires favorable stimule l’investissement en créant un environnement propice à la croissance.
Avec des incitations fiscales, une réglementation allégée et des infrastructures solides, il attire les investisseurs et soutient l’innovation. Ce cadre renforce également la compétitivité des entreprises et favorise la création d’emplois, tout en assurant une économie plus dynamique et prévisible.
Flory Musiswa






















