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RDC : 700.000 personnes déplacées enregistrées depuis janvier 2025

Au moins 700.000 personnes déplacées sont enregistrées dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC) depuis l’occupation de la ville de Goma par les terroristes du Mouvement du 23 mars (M23) appuyés par le Rwanda.
Ces chiffres sont dévoilés par le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué publié ce lundi 17 février 2025.
Selon la source, les camps de personnes déplacées ont été évacués, détruits ou abandonnés, laissant des milliers de personnes sans abri et augmentant les besoins humanitaires.
« La situation humanitaire dans l’Est de la RDC continue de s’aggraver en raison de l’escalade de la violence. Les affrontements violents entre le M23 et les Forces armées congolaises (FARDC) ont entraîné des déplacements massifs de population, la destruction des camps de personnes déplacées et une aggravation de la crise de la sécurité alimentaire. L’insécurité persistante a également déclenché des troubles civils, des pillages et une
perturbation des chaînes d’approvisionnement
humanitaire. L’accès limité à la nourriture, les prix élevés du marché et l’épuisement des stocks alimentaires exacerbent la faim. Plus de 3 millions de personnes ont été déplacées en 2024 seulement, ce qui a entraîné une crise alimentaire et de protection sans précédent. La crise accroît le risque d’épidémies, notamment de Mpox (90 % des cas dans le monde), de choléra, de rougeole et de paludisme. Les rapports font état d’une augmentation des violences sexuelles, du recrutement forcé dans les groupes armés et des attaques contre le personnel humanitaire.
Les réseaux d’eau, d’électricité et de
communication ont été gravement touchés, les
services essentiels étant coupés dans de
nombreuses régions. », peut-on lire dans le communiqué.
Par ailleurs le PAM signale qu’il a temporairement interrompu ses opérations dans les zones de première ligne, mais il prépositionne des ressources en vue d’une reprise rapide lorsque les conditions le permettront.
Le PAM maintient le personnel essentiel sur place afin de pouvoir intervenir dès que les ressources seront disponibles et que la sécurité le permettra.
Le PAM travaille en étroite collaboration avec les agences des Nations Unies, les ONGs et les partenaires gouvernementaux pour répondre aux besoins immédiats et se préparer à une éventuelle intervention à grande échelle.
AGNES KAYEMBE
























