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RDC : Tshisekedi encourage la fermeture de ports illégaux et clandestins

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Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a encouragé la fermeture de tous les ports privés illégaux et clandestins dont ceux de Kinshasa qui violent les principes régissant le domaine public de l’Etat en Rd Congo. Il a instruit les ministres de l’Intérieur, des Transports et de la Justice à présenter, au prochain Conseil des ministres, un Rapport circonstancié sur cette situation qui oppose à la SCTP une concurrence déloyale.

« Cette situation porte, entre autre, atteinte au monopole de gestion et d’exploitation des ports dans le bief maritime du pays accordé à la Société Commerciale de Transport et Ports (SCTP) par l’Ordonnance n° 71-307du 3 décembre1971. Ce texte permettait à celle-ci de gérer jadis 90% de tous les frets maritimes congolais. Le constat est que la SCTP a aujourd’hui, perdu sa compétitivité depuis la mise en opération des ports privés susvisés », a rapporté le porte-parole du Gouvernement, David-Jolino Makelele, au terme de la réunion du Conseil des ministres de ce vendredi 28 août 2020.

RDC : Tshisekedi encourage la fermeture de ports illégaux et clandestins 4Ce qui est plus grave, a déploré le chef de l’Etat, les opérateurs de ces ports privés ferment tout accès aux différents services publics, notamment la Police, la douane, la quarantaine.

 

D’après le porte-parole du Gouvernement, Félix Antoine Tshisekedi a été clair : « la violation de la Loi ne pouvant être tolérée, tous les ports illégaux seront immédiatement fermés et les opérateurs remis entre les mains de la justice pour des sanctions exemplaires et appropriées. »

Quid de la gestion de ports en Rd Congo ?

La desserte maritime de la RDC est assurée à travers les ports maritimes de Matadi, Boma et Banana. Ces trois ports sont placés sous la gestion de la SCTP (Société commerciale des transports et des ports), ex. Onatra, qui joue le rôle de l’Autorité portuaire. 

De ces trois ports maritimes, Matadi est de loin le plus important avec plus de 90% du trafic non pétrolier. Banana est situé à la presqu’île de Banana à l’embouchure du fleuve. Boma est à plus ou moins 90 Km de l’embouchure et à 60 Km de MATADI.

Aux côtés de ces trois ports, on y trouve de nombreux ports intérieurs qui comprennent, d’une part, des ports fluviaux situés le long du Fleuve Congo et, d’autre part, les ports lacustres implantés pour la plupart aux postes frontaliers avec certains pays africains. Ainsi, on note comme ports fluviaux, celui d’Ilebo, de Kisangani, de Mbandaka, de Bumba, d’Ubundu, de Kindu et de Kinshasa. 

Du côté des ports lacustres conséquents, on trouve les ports de Kalemie, de Kalundu et de Mushimbakye à Baraka.  

Ports congolais face à leurs difficultés

Le faible rendement de ces ports s’explique par plusieurs difficultés notamment la désuétude de vieilles grues et quelques bateaux légers qui ont l’habitude d’accoster difficilement ; la menace d’érosion et de rupture de la route d’accès à certains ports ; l’insuffisance du quai en capacité de stockage pour entrepôt fermé ou espace d’entreposage des containers ; le délabrement de l’entrepôt nécessitant réhabilitation, déplacement et agrandissement ; l’absence de balisage dans le voisinage du port. 

Il y a également la récurrence de problèmes d’approvisionnement en eau potable et électricité ; l’absence d’embarcation viable ou en état de fonctionnement, pour le contrôle de la Police lacustre ; le manque d’engins de manutention à cause de leur vétusté ; la défectuosité de la clôture du port ; la difficulté d’accostage de bateaux à cause du quai trop petit ; l’état délabré de la voie d’accès au port, de la cour de circulation, des quais de chargement, des entrepôts et des canalisations d’eau ; la vétusté du bâtiment administratif et le manque d’équipement informatique et de sécurité ; le manque de moyen de locomotion et le vieillissement du personnel.

A ces difficultés, il faut ajouter la concurrence non seulement avec les ports privés mais aussi le port de Pointe Noire dans le Congo d’en face. 

Ainsi, estiment certains observateurs, le Gouvernement congolais devrait aussi débloquer des fonds nécessaires pour rendre ces ports plus viables en tenant compte de critères requis dans le domaine. 

Il s’agit par exemple de la facilité qu’offre le port à évacuer les marchandises vers l’arrière-pays ou hinterland ; le coût des services portuaires ; la sûreté du port ; la célérité dans les opérations commerciales ; la sécurité dans le port ; la célérité dans le dédouanement des marchandises; l’utilisation de la haute technologie. 

Le Gouvernement est aussi invité à opter pour les ports intelligents (smart-ports) adaptés à l’actuelle évolution technologique et qui offrent des solutions inimaginables dans l’actuel règne de l’informatique et des outils intelligents (smart devices). Le navire intelligent (smart ships) de demain sera le bienvenu dans un port intelligent et hyper-connecté, indiquent les experts de ce domaine.

Nadine FULA

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