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Deo Kasongo : « les entrepreneurs congolais ont leur place dans le business mondial »

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Deo Kasongo, ce jeune entrepreneur estime qu’il est temps pour lui de sortir du local pour agir global. Il a choisi de se frayer un chemin et de percer dans la cour des grands du business. En juin dernier, Zoom Eco avait annoncé la conclusion, en Californie aux Etats Unis d’Amérique, d’un contrat d’achat des 20% des parts de la société de divertissement « Global Entertainment.» Et voilà, que le magazine américain Forbes USA confirme la transaction, dans sa dernière édition du mois de septembre 2018, avec en couverture l’homme le plus riche du monde actuellement Jeff Bezos !

En effet, à la page 63 de l’édition de septembre 2018 du magazine Forbes USA, la RDC fait parler d’elle dans le monde des affaires par le canal de l’un de ses dignes fils, Deo Kasongo que nous avons rencontré à New-York.

« C’est grâce à Dieu uniquement que je continue à faire mon chemin », nous a – t – il balancé, en introduction, à propos de son secret. Et la conversation de trente minutes s’enchaîne, ce vendredi 28 septembre 2018, à bord d’un vélo-taxi roulant sur la célèbre cinquième avenue de New York, au rythme d’un embouteillage dû à l’intensité du trafic routier.

Bien que revenu au Congo avec 350 dollars américains, après ses études, Deo Kasongo affirme avoir des rêves plein la tête. En réalité, a – t – il dit, sa vraie richesse n’est que spirituelle avant de la convertir en richesse matérielle. La preuve, c’est le bouleversement du monde de la publicité en RDC où, aussitôt entamé ses activités, il est devenu un acteur de référence au prix de nombreuses campagnes réussies.

Du slogan « Rawbank is my bank » aux plus nombreux gros événements musicaux organisés au pays (P-square à Kin et Lubum, Davido, Wizkid, Olivia, Kulcha, Eve, Brick and Lace, Fuse Azonto, Wayne Wonder, …) à des jeux SMS à succès tels que « Mariage de rêve », « SMS impact », « Vodafolie », … des promos qui ont emmenés plein de congolais aux coupes du monde 2006 et 2010, en passant par le célèbre spot publicitaire « C la pub ki mi pousse » écrit et rendu de sa voix, Deo Kasongo a su valoriser ses idées.

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« Grâce à Dieu, je pense que ma créativité a étonné et séduit ! Depuis plusieurs années, je conseille dans le secret beaucoup de CEOs et des personnalités du pays, du continent, et quelques entreprises américaines basées à New York», a révélé Deo Kasongo, se réservant d’en révéler le montant avec un sourire. Avec notre insistance, il rassure « j’ai de quoi faire le travail pour lequel je suis payé, de mener ma modeste vie et de réaliser des projets qui procurent du bonheur à mes compatriotes et font avancer mon pays ».

Ce jeune entrepreneur congolais est celui qui a lancé le premier Bowling moderne à Kinshasa. Il a également ouvert une salle de spectacle moderne et de référence « ShowBuzz » et une salle de cinéma exceptionnelle « CineBuzz » à Kinshasa.

Deo Kasongo nous a réaffirmé sa détermination : « rassurez-vous, je ne suis qu’au début de la vision et la mission que Dieu m’a donné. Rien de grand n’est simple. Je travaille sans relâche et je n’abandonne jamais sauf si Dieu m’oriente différemment. »

La société « Global Entertainment » dont il est devenu actionnaire majoritaire depuis quelques mois est spécialisé dans le divertissement. Basée à Los Angeles, Chino en Californie et développant ses activités à travers les États Unis et le Canada, l’entrée de Deo Kasongo dans l’actionnariat vient ainsi élargir les horizons de cette société vers la RDC, sur le continent africain, et le Moyen Orient.

« A tous mes partenaires, je leur communique mon amour du Congo qui m’a tout donné. Et je le déclare partout où il est question que j’entreprenne des projets. Je suis et je resterais un défenseur de tout ce qui est positif dans mon pays. C’est donc une belle prise, pour moi qui ne veut pas arrêter de créer et de décomplexer le Congo dans tous les secteurs notamment ceux du divertissement, des événements, et de bien d’autres encore…», a – t – il dit avec un sourire en coin.

Le temps passe tellement vite que nous avons déjà écoulé 28 minutes d’entretien. Nous ne devrions pas le conclure sans aborder la question relative aux leçons qu’il tire de son parcours d’une quinzaine d’années, lequel parcours n’est pas faits que de réussites mais aussi d’insuccès.

« Ce sont des beaux cours de rattrapage qu’aucune grande université ne m’aurait appris. Je vais plus vite maintenant parce que j’ai appris de mes beaux échecs », a reconnu Deo Kasongo.

Et c’est sur cette phrase que nous nous sommes séparés, sans pouvoir immortaliser ce instant par une photo. Il devrait courir afin de répondre à un rendez-vous d’affaire. Le temps, c’est de l’argent, dit – on.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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