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RDC : BIAC, les trois demandes des agents au chef de l’Etat !

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Le départ des membres du Comité d’administration provisoire (CAP), l’Audit indépendant et de préférence d’un cabinet international, et en fin, la régularisation des arriérés de salaires de plus de 20 mois. Telles sont les trois revendications des agents et cadres de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) pour lesquelles ils demandent l’implication du chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi.

En effet, le personnel de cette banque en faillite s’est mobilisé ce vendredi 22 mars 2019 pour se rendre à la Présidence de la République afin d’exprimer leur ras-le-bol et déposer leur mémorandum au chef de l’Etat.

« Nous avons déposé le mémorandum aujourd’hui. Nous demandons d’abord, le départ de ce comité pour sa gestion irresponsable et calamiteuse avérée. Il y a lieu d’envisager également un Audit à mener par un cabinet privé international afin de mettre à nu beaucoup de magouilles qui s’y font. Nous avons des arriérés qui ne sont pas payés. Ils doivent être régularisés », a déclaré à Zoom Eco un membre de l’intersyndicale de la BIAC.

L’état de la BIAC demeure statique, il est même dégradant depuis trois ans. L’intersyndicale rappelle que ces membres du Comité d’administration provisoire ont été investis par la Banque centrale du Congo de la mission de redresser la banque. Cependant, déplore – t –elle, ce qu’ils font n’a rien avoir avec le redressement.

« C’est parce qu’il y a beaucoup de faits qui les prouvent. Certains clients viennent se faire payer le soir moyennant 30% de rétro-commission. C’est connu. Ils auraient construits de maisons. Alors qu’à leur arrivée à la BIAC, ils étaient des locataires. Ils roulent dans les jeeps de la banque. Ils ont de bons du carburant au moins 150 litres par personnes chaque mois, … Ils payent tout ça avec quoi ? L’argent de la BIAC. Alors que le personnel souffre », commente un autre agent lésé.

Au sein de la BIAC, des agents ont eu vent d’une réunion que se prépare pour se tenir le 9 avril prochain. Elle pourrait réunir le gouverneur de la BCC, les délégués de la Présidence et les membres du CAP. Ils réclament également leur participation à travers la délégation syndicale.

« Tout se prépare pour que l’Intersyndicale soit mise de côté. Ce n’est pas normal. Nous devons être associés à cette réunion. Parce que c’est nous qui connaissons beaucoup de choses qui se passent dans la gestion de membres du CAP », soutient la même source.

L’intersyndicale demande au Père de la Nation d’inscrire la BIAC dans son agenda d’urgence afin de sauvegarder ce qui existe déjà, de payer les arriérés de salaire et autres avantages dus, ainsi que le remboursement par l’Etat congolais de 50 millions de dollars de crédits contractés auprès de la BIAC.

« Notre démarche est d’abord et avant tout de vous prier de faciliter la reprise des activités de la BIAC à travers votre implication personnelle. Car, sa relance cadre avec votre vision de création et de maintien d’emploi, de la relance économique et d’amélioration des conditions sociales de la population qui est en adéquation avec votre slogan : le peuple d’abord », a insisté l’intersyndicale.

Emilie MBOYO

Ci-dessous, le mémorandum :

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