Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : Huit sociétés minières invitées à délocaliser leurs sièges de Lubumbashi à Kolwezi

Published

on

RDC : Huit sociétés minières invitées à délocaliser leurs sièges de Lubumbashi à Kolwezi

Le Gouvernement congolais a invité huit sociétés minières à délocaliser leurs sièges de Lubumbashi (Haut-Katanga) à Kolwezi (Lualaba). Selon Bloomberg, l’instruction du Ministre national des Mines date du 14 Avril 2017. La manne fiscale en constitue la principale motivation.

Le Ministre des Mines, Martin Kawelulu a affirmé à Bloomberg avoir pris cette mesure après des sollicitations du Gouverneur du Lualaba, Richard Mangeze Muyej.

Le récent paiement par Mutanda, la filiale de Glencore, d’une taxe de 27 millions de dollars au titre du rachat de 922 millions de dollars d’actions que détenait dans la société le groupe Fleurette de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler est visiblement le déclencheur de cette instruction.

Cette taxe, payée sous la forme de « droits de timbre » a été réglée dans le Haut-Katanga, du fait de la domiciliation de Mutanda à Lubumbashi alors qu’en principe, elle aurait du revenir à Kolwezi si le siège y était installé tout comme les mines.

« L’objectif est de déplacer l’administration des sociétés au plus proche des mines et de consolider la processus de décentralisation entre les sociétés et l’autorité territoriale pertinente », a indiqué Valery Mukasa, Directeur de Cabinet du Ministre des Mines cité par Jeune Afrique.

Comme par enchantement, si la manne perçue par le Haut Katanga a occasionné le départ du Gouverneur Jean Claude Kazembe, elle aura donné raison à Gouverneur Richard Muyej et motivé la prise de l’instruction ministérielle portant délocalisation.

Dans le lot des sociétés visées ayant leurs mines dans le Lualaba figurent : le groupe suisse Glencore et sa filiale Mutanda Group, le chinois China Molybdenum Co., détenteur de la mine géante de cuivre de Tenke-Fungurume après son rachat chaotique à l’américain Freeport-McMoRan Inc., et le canadien Ivanhoe Mines.

Pour l’heure, apprend-on, aucune des sociétés n’a réagi à la demande des autorités congolaises, ni indiqué si elles appliqueraient l’instruction ministérielle.

Toutefois, cette situation relève d’un conflit crée par le découpage territorial de juillet 2015 sur base duquel l’ex Katanga était éclaté en quatre nouvelles provinces : Lualaba, Haut-Katanga, Haut-Lomami et Tanganyika. Seules, les deux premières disposent des zones minières.

Zoom Eco

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito