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RDC : Incidents dans une mine de cuivre à Kolwezi, COMMUS SAS décline son implication dans la torture d’un groupe de voleurs

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Après l’incident qui s’est produit dans la mine de COMMUS SAS à Kolwezi dans la province de Lualaba il y a quelques jours où des militaires sont visibles dans une vidéo – devenue virale sur la toile – en train de chicoter sérieusement des individus non autrement identifiés, les responsables de la Compagnie minière de Musonoie Global SAS ont donné leur version des faits.

Dans une déclaration rendue publique le 27 juillet 2021, les responsables de cette société minière déclinent leur implication dans les faits de torture dont ont été victimes trois individus qualifiés de « voleurs de minerais » de la part des agents de sécurité affectés dans la mine.

Des cas récurrents de vol

« Le jour de l’incident, la société a organisé, comme d’habitude, le personnel de sécurité interne (GI), les maisons de gardiennage ainsi que l’Escadron Police des Mines et des Hydrocarbures légalement contractants ou employés pour lutter contre les intrusions illicites des personnes mal intentionnées non autrement identifiées. Vers 6h40 du matin, les employés chinois de la société, Tang Zhenlong, Tang Futian et Lin Fuhang, ont reçu un rapport par interphone du personnel de sécurité sur place selon lequel deux personnes entrées sur le site de la mine pour voler des minerais avaient été arrêtées dans la partie nord-est de la mine. Les trois employés chinois se sont ensuite rendus sur le site pour vérifier », indique le document.

Et d’ajouter : « Environ cinq minutes plus tard, les trois hommes sont arrivés sur les lieux de l’incident et ont remarqué un rassemblement de personnes. En s’approchant pour vérifier, les trois hommes ont remarqué qu’un homme armé présumé fouettait l’homme tombé par terre, après avoir regardé de plus près, les trois hommes ont provisoirement identifié l’assaillant comme étant un militaire et l’homme fouetté comme étant un creuseur-voleur. En raison de la présence de militaires armés, les trois personnes ne se sont pas avancées pour les arrêter directement pour des raisons de sécurité, et en raison de la barrière de communication linguistique, elles ne connaissaient pas la raison exacte de la chicote. Lin Fuhang avait agité sa main et dit «non, non, non» pour tenter de le dissuader, mais en vain. Considérant la nature particulière des militaires armés, Tang Futian a informé le personnel de l’administration, Tang Huachen, par téléphone. Celui-ci a à son tour immédiatement informé l’avocat de la société, qui lui a répondu qu’il allait informer l’auditorat militaire pour qu’il vienne régler la situation. Après avoir été informés que l’avocat avait pris des dispositions pour régler la situation, les trois employés chinois ont ensuite pris la route et sont repartis. L’ensemble du processus n’a duré que 3 à 5 minutes ». Tel est le récit officiel de la société minière.

Un acte inadmissible

A travers sa déclaration, COMMUS SAS regrette profondément cet incident.

Elle souligne le fait que « selon les dispositifs du jugement rendu en date du 23 juillet 2021 par le tribunal militaire de Garnison, il a été confirmé que les militaires concernés se trouvaient dans la concession de la société COMMUS, pour une mission militaire spéciale qui est bien légale aux alentours de notre concession et non ordonnée par la société » et que « les militaires concernés ont fouetté les intrus à titre personnel et non sur instruction de la hiérarchie de l’entreprise ».

De ce fait, le communiqué indique que « le personnel chinois de l’entreprise n’a pas participé à l’ensemble du processus et a tenté de les en dissuader ».

Il faut rappeler que depuis quelques temps, plusieurs cas de torture des congolais sont signalés dans bon nombre des mines du pays, particulièrement dans l’espace Katanga. Une situation que des organisations de la société civile et autres personnes éprises de paix ne cessent de dénoncer.

Olivier KAFORO

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