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RDC : la Fédération des entreprises du Congo effectue sa rentrée économique de 2019

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La Fédération des entreprises du Congo a fait sa deuxième rentrée économique de l’année 2019. La cérémonie a eu lieu à son siège national dans la soirée du jeudi 28 novembre 2019 à Kinshasa, après celle de Lubumbashi. Il s’agit, pour les patronnat, d’une rentrée marquée par un contexte d’alternance politique qui suscite de grandes attentes de la population quant à leurs conditions socio-économiques.

Dans son adresse aux invités dont les membres du Gouvernement central et ceux de la FEC, Albert Yuma, président du patronat des hommes d’affaires, a trouvé de mots justes pour présenter ce qu’il qualifie de doléances.

Aux membres du Gouvernement, il d’abord souligné que le secteur privé attend beaucoup du Budget de l’Etat évalué à dix milliards de dollars américains. Cependant, il a attiré l’attention de l’Exécutif national sur sa décision de relever la pression fiscale de 9 à 13%, laquelle risque de ne pas traduire sa volonté d’accroitre l’assiette fiscale.

« Sans entrer dans polémique montant budget, la FEC souligne que la pression fiscale est alourdie de 9 à 13%. Nous ne pensons pas que cela soit meilleure méthode. Nous pensons que l’état devrait élargir assiette fiscale et envisager des mécanismes lutte fraude fiscale massive », a indiqué Albert Yuma.

A ce sujet, la FEC marque sa volonté d’accompagner le Gouvernement dans la mise en oeuvre de tout programme économique efficace. Pour ce faire, elle affirme avoir transmis un mémorandum au Gouvernement reprenant de propositions par secteur. Elle appelle à une rencontre avec autorités du pays afin d’échanger de vive voix sur ces questions pendantes.

A Albert Yuma d’insister : « le premier ministre doit initier des réformes et amener le pays vers l’essor. La FEC vous apportera aide et soutien, comme elle l’a toujours fait. »

Il a aussi déploré la multiplicité de contrôles effectués par les agents de l’Etat auprès des opérateurs économiques qui, en cette période de fin d’année, n’ont qu’un seul souci, celui approvisionner en denrées alimentaires la population congolaise. Le président de la FEC a sollicité un moratoire quant à ce.

Hormis quelques ministres invités, cette rentrée a connu la participation de directeurs généraux de quatre grandes entreprises à qui le président de la FEC a adressé un message particulier.

Au directeur général de l’Office de gestion du fret multimodale (OGEFREM), Albert Yuma a soumis les déceptions de ses membres au sujet de la Fiche de renseignement à l’exportation (FERE) et à l’Importation (FERI) ainsi que l’AD. A ce sujet, les opérateurs économiques membres de la FEC suggèrent de réduire sensiblement les frais de la FERI à 40 dollars.

A la directrice générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la FEC a fait part de difficultés rencontrées avec la mise en place des innovations introduites dans les textes légaux régissant cette activité.

Tout en félicitant les avancées significatives de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), le président de la FEC a noté que les besoins des entreprises en termes de formation, restent immenses. A son directeur général, la FEC a invité l’INPP à adapter ses formations aux besoins réels des entreprises.

Cette rentrée de la Fédération des entreprises du Congo est la deuxième après celle qui a eu lieu à Lubumbashi le 25 octobre 2019. Cette initiative a été instaurée depuis 2018.

Elle est à la fois une Chambre de commerce et un Syndicat patronal, ayant pour mission la promotion et la défense des intérêts de ses membres. La FEC existe depuis 1972 et regroupe en son sein aussi bien des PME que des Grandes entreprises ouvrant dans tous les secteurs confondus. Ses revenus sont constitués de la cotisation de ses membres, ce qui lui confère une totale indépendance.

Nadine FULA

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