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Afrique : vers une approche régionale pour améliorer la gouvernance du bois-énergie !

Des Représentants de l’Angola, du Botswana, de la République Démocratique du Congo, du Malawi, du Mozambique, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe se sont retrouvés du 26 au 27 février au Centre international de conférences Mulungushi de Lusaka (MICC), pour échanger autour des questions relatives à la problématique de l’intégration du bois-énergie dans les politiques énergétiques et de réduction de la pauvreté.
Il était également question d’encourager «l’apprentissage mutuel des stratégies nationales en matière de bois-énergie ». Les résultats de cet événement devraient également nourrir le prochain «Indaba » national sur le bois-énergie qui se tiendra à Lusaka en mars 2020.
Une initiative signée « Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) » et Mécanisme forêts et paysans, avec le soutien de l’Union européenne. Cette réunion a également servi de plate-forme pour discuter des mouvements transfrontaliers de charbon de bois dans la région.
Surtout quand on sait que des lois strictement appliquées limitant la production de charbon de bois dans certains pays sont à l’origine de nouvelles dynamiques régionales du commerce qui ne sont pas encore pleinement comprises et appellent à une coopération régionale accrue.
« Les stratégies régionales de réduction de la pauvreté expriment le désir de réduire considérablement la contribution de la biomasse à travers le développement d’alternatives et l’amélioration de l’efficacité. Mais les données suggèrent que ces changements ne se produisent pas à un rythme et à une échelle qui éviteront un avenir dominé par la biomasse », a déclaré le ministre de Terres et des ressources naturelles de la Zambie, Jean Kapata.
Et d’ajouter : « le secteur du bois-énergie souffre au mieux d’un manque de soutien officiel et au pire de la marginalisation et même des interdictions absolues ».
Pour sa part, Sophie Grouwels, représentant du mécanisme forêts et paysans estime qu’« il y a un énorme besoin de renforcer une coordination et une planification intersectorielles efficaces aux niveaux national et régional ».
A ce jour, la croissance démographique, l’urbanisation rapide et l’insécurité énergétique entraînent une demande croissante de bois-énergie en Afrique subsaharienne. Les spécialistes estiment que « le bois-énergie est actuellement la principale source d’énergie pour la cuisson pour plus de 60 % des ménages de la région, contribuant à la sécurité alimentaire et aux besoins nutritionnels de millions de personnes ». Mais, en raison d’une gouvernance inadéquate et du caractère informel du secteur, il est actuellement une cause majeure de dégradation des forêts et de déforestation.
De ce point de vue, il est donc temps que la dynamique de la production et du commerce du charbon de bois à travers ces pays soit mieux comprise, car elle constitue la première étape pour promouvoir des chaines de valeur plus durables.
Olivier KAMO

