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Kinshasa : soupçons de détournements de la Taxe publicitaire, une mission de l’IGF diligentée à la DGPEK 

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Une mission de contrôle de l’Inspection générale des finances (IGF) est diligentée auprès de la Direction générale de la publicité extérieure de Kinshasa (DGPEK). La gestion de Régine Kingunza, manager de cette structure provinciale, fait l’objet de graves soupçons de détournements et de pratiques frauduleuses de la taxe publicitaire perçue auprès des grandes entreprises. 

En effet, les inspecteurs généraux des finances Nkuanga Mbuinga, Leta Kabasele et Mvumbi Tsasa ont été investis d’une mission à triple objectifs. 

Primo. Celle de s’assurer que la liquidation de la taxe de publicité extérieure ainsi que son paiement effectif par les assujettis se font correctement. Parmi ces assujettis ciblés, figurent les sociétés de télécommunications (Vodacom, Airtel, Orange et Africell) et les brassicoles (Bralima et Bracongo). 

Secundo. Ils vont devoir auditer les comptes bancaires de la DGPEK ouverts auprès des banques Afriland First Bank, Equity Bank et Sofibanque. 

L’objectif étant de se rassurer que les fonds publics liquidés ont été effectivement perçus par le trésor public provincial sans aucun rond détourné tel que soupçonné depuis plus d’une par d’aucuns au niveau provincial. 

Tertio. Les inspecteurs généraux des finances commis à ce contrôle devront s’assurer de la régularité et de la justification des affactations des fonds ordonnés par la DGPEK.

Cette mission concerne la période de l’installation en 2019 du Gouvernement provincial dirigé par Gentiny Ngobila jusqu’à ce jour. 

L’action menée par l’Inspection générale des finances (IGF) sous l’impulsion du chef de l’Etat vise à restaurer l’orthodoxie dans la gestion des deniers publics et de lutter contre le coulage des recettes de l’Etat. 

Jules Alingete : « le chef de l’Etat nous a confié la mission de contrôler les finances publiques »

La DGPEK, avec sa capacité actuelle, mobiliserait environ 10 millions USD par an au profit du trésor public. Cependant, d’aucuns au niveau provincial, estiment que ce peu de recettes font l’objet de détournements et de pratiques frauduleuses visant à les minorer. 

C’est ici que la responsabilité de la directrice générale Régine Kingunza se situe afin de démontrer, une bonne fois pour toutes, que sa gestion financière de la DGPEK est correcte. 

Face aux inspecteurs généraux des finances aguerris, d’aucuns pensent que rien ne peut leur échapper et surtout influencer leur contrôle pour rendre un rapport complaisant. 

D’où, la nécessité pour les parties prenantes (institutions bancaires, les sociétés de télécommunications, les brassicoles ainsi que les autorités provinciales) sont appelées à collaborer avec les missionnaires de l’IGF dans le cadre de cette action pédagogique dont les sanctions seront exemplaires pour les autres gestionnaires des deniers publics. 

Pour le cas de la DGPEK, certains sont convaincus que son niveau de mobilisation actuelle des recettes pourrait doubler si, et seulement si, une gestion rigoureuse de la perception de la taxe publicitaire est assurée. Encore faudrait-il mettre cette institution à l’abri du trafic d’influence afin de remplir correctement sa mission. 

Emilie MBOYO

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