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Maurice Tshikuya : « l’INPP adapte sa formation professionnelle aux besoins des entreprises »

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L’administrateur directeur général de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), Maurice Tshikuya Kayembe rassure que les offres de formation professionnelle de son institution sont adaptées au besoins de la main d’oeuvre des entreprises en Rd Congo.

” Les entreprises ont besoin d’une formation permanente et continue. Si elles ont du mal à identifier leurs réels besoins en formation de la main d’oeuvre qualifiée, cela donne du fil à retordre à l’INPP”, a – t – il indiqué aux membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) lors de leur rentrée économique intervenue le jeudi 28 novembre 2019 à Kinshasa.

L’INPP est un établissement public sous la tutelle du ministère ayant en sa charge l’Emploi et la prévoyance sociale avec un Conseil d’administration tripartite composée de membres du Gouvernement, du Patronat et du Syndicat national.

D’après Maurice Tshikuya, cela lui permet d’avoir le son de cloche des entreprises, principales bénéficiaires de formations pour pouvoir ajuster ses formations en tenant compte du besoin du marché du travail. Le Gouvernement y joue le rôle d’encadreur de formations.

Et d’ajouter : ” à ce jour, l’INPP a la cartographie de l’offre de formations sur l’ensemble du territoire nationale, ce qui est le fruit du grand travail abattu par l’actuelle équipe dirigeante.”

Si avant leur entrée en fonction, l’INPP n’avait que neuf centres de formation, il en compte 39 actuellement répartis dans plusieurs provinces du pays (Kinshasa, Kongo central, le Grand Kivu, Tshopo, Tshuapa, le Grand Katanga, Equateur, Ituri, Haut Uélé, Mongala, Nord Ubangi, Sud Ubangui, Mai Ndombe, le Grand Kasaï).

” Un autre élément à tenir compte, le nombre de stagiaires formés est passé de 1980 personnes formées par an à 55 000 personnes formées chaque année, un chiffre record. Hier, l’INPP enregistrait plusieurs mois d’arriérés de salaires créant ainsi de tensions sociales, aujourd’hui zéro mois d’arriérés de salaires”, a rappelé Maurice Tshikuya.

Tous ces éléments ont fait que l’INPP bénéficie aujourd’hui de la confiance de partenaires internationaux et qu’il soit plusieurs fois primé à Londres, Paris, Japon, Vienne, New York, Adis- Abeba, siège de l’Union Africaine et bientôt à Houston.

“La capacité de l’INPP à répondre au besoin des entreprises est une équation Emploi-Formation. En effet, précise l’administrateur directeur général, l’INPP ne peut former qu’après analyse approfondie de besoins réels des entreprises. Ce qui demande de stratégies pour y arriver : l’équipe dirigeante tient compte de chaque secteur d’activités de l’entreprise, fait des études socio-économiques, fait de référentiels de formation et de métiers, de compétence, évaluation de stagiaires et certification des apprenants”, a – t – il souligné.

Parmi les difficultés rencontrées, il a évoqué la mauvaise détection du réel besoin de formation des entreprises par elles – mêmes, l’augmentation de couts d’exploitation, le problème de recrutement de formateurs, et la capacité d’accueil qui doit faire face au nombre croissant de demandes de formation.

Toutefois, la qualité de la formation et les infrastructures avec de représentations dans plusieurs provinces sont des atouts majeurs de cette institution.

L’enjeu de l’INPP est de passer à une formation efficace génératrice de véritables changements eux-mêmes générateurs d’insertion, de performance, de productivité et de compétivité pour les entreprises.

Nadine FULA

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