Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : ARPTC, l’intersyndicale manipule le personnel !

Published

on

L’Intersyndicale ARPTC/CSC-SOPA de l’Autorité de Régulation de la Poste et de Télécommunications du Congo (ARPTC) est soupçonnée de manipuler abusivement le personnel au sujet d’une « prime de rétrocession » à réclamer pour le mois de janvier et février 2019.

Étonnant refus du dialoguer
Au sein de l’ARPTC, des voix s’élèvent pour dénoncer l’attitude de l’intersyndicale
dont les responsables semblent agir, sans consulter la base, pour des raisons inavouées. Ils vont même jusqu’à refuser le dialogue. En effet, tout part de la lettre de l’intersyndicale du 17 avril 2019 adressée au président intérimaire de l’ARPTC sommant ce dernier à payer la prime de rétrocession aux agents pour le mois de janvier et février 2019.

« Votre refus de vouloir appliquer la loi, en l’occurrence, l’article 7 de l’ordonnance-loi  n° 13/002/2013 fixant la nomenclature des droits, taxes et redevances du pouvoir central, non seulement prête le flanc au détournement, mais surtout constitue, ni plus ni moins, un acte de rébellion », prévient – elle dans ce courrier.

A cette même date, le président a.i du Collège de l’ARPTC, Odon Kasindi a répondu à l’Intersyndicale, conviant ses représentants à un échange sur ce dossier le 23 avril à 16 heures.

Opposant visiblement un refus à ce dialogue, les syndicalistes ont adresser une autre lettre le 18 avril au premier ministre pour solliciter une audience en vue de dénoncer un « détournement de la prime de rétrocession et violation des droits syndicaux à l’ARPTC ».

De l’utilité de la rétrocession
Les ressources de l’ARPTC proviennent de la taxe de numérotation et celle de régulation. Il y a également les rétrocessions faites par la DGRAD, lesquelles concernent les redevances sur les fréquences et sur la taxe de régulation.

« Ce n’est pas l’argent à se partager comme des cacahuètes entre agents. Mais il destiné au fonctionnement de l’ARPTC, c’est-à-dire, les charges administratives, la paie des agents et l’investissement en équipement », a déclaré à Scoop.rdc un conseiller au Collège de l’ARPTC.

Ce dernier invite les syndicalistes à ne pas confondre le bonus perçu par les agents en cas de performance comme par exemple lorsqu’il y a vente de la licence à la rétrocession d’une taxe qui n’est pas une performance des agents.

« Depuis la création de l’ARPTC, ces rétrocessions n’ont jamais été distribuées comme bonus. Si on donnait chaque mois ces taxes comme bonus, les agents toucheraient combien parce qu’ils ont entre 2 000 et 3 000 USD ? Saurions-nous investir dans les équipements pour l’efficacité de nos services ? », s’interroge un autre conseiller du Collège de l’ARPTC.

Démarche déstabilisatrice !
Parmi les syndicalistes, certains décrient la megestion du président intérimaire du Collège de l’ARPTC dans un contexte où il n’a que un mois de gestion. Des agents hostiles aux menaces de l’intersyndicale contre Odon Kasindi soupçonnent la manipulation d’une main noire s’inscrivant dans une démarche déstabilisatrice du leadership de l’ARPTC.

« C’est bien de vouloir défendre nos droits. Mais une chose est de ne pas être en déphasage avec la réalité de l’entreprise au risque de démotiver notre nouvelle équipe dirigeante », a lâché un agent de l’ARPTC au média en ligne.

Alors que contrairement à son prédécesseur Oscar Manikunda suspendu, soulignent-ils, Odon Kasindi a instauré une gestion collégiale afin d’éviter les erreurs précédentes.

Cette manière de faire a pour consequence l’amélioration des conditions de travail et l’efficacité des résultats ainsi que la mise en place de mécanismes de redevabilité. Bientôt, un site internet officiel de l’ARPTC sera mis en ligne pour ce faire, apprend-on des sources internes.

Emilie MBOYO

Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito