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RDC : SONAS, c’est encore possible

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Faudrait – t – il avoir peur de livrer la SONAS à la concurrence des compagnies privées ? Pas du tout, répond un analyste. La fin du monopole implique – t – elle la disparition de la SONAS ? Il y a moyen d’éviter que l’on tombe dans cette situation, pense un spécialiste. Evidence : Contrairement aux idées reçues, la SONAS dispose d’atouts indéniables et a beaucoup à gagner d’un contexte concurrentiel.

Ont tort, ceux qui pensent qu’en perdant le confort du monopole, la SONAS sera vouée à la fermeture. Il sera au contraire important d’engager sa mue, son adaptation à la modernité du secteur. Loin du seul rôle de beefsteak ou de pourvoyeur de fonds pour l’Etat, elle devra véritablement adopter des méthodes de gouvernance saine et axée sur les résultats. Et les résultats en tant que société, c’est bien entendu la satisfaction des actionnaires d’une part et la satisfaction des clients d’autre part.

Pour y parvenir, en matière d’assurances, les primes récoltées doivent être fructifiées de sorte qu’à la survenance des sinistres assurés, l’assureur soit en mesure de les couvrir sans aucune difficulté. Il faut reconnaître que la gouvernance financière ayant caractérisé les entreprises du portefeuille pendant plusieurs décennies, n’avait pas épargnée la SONAS.

Conséquences : insolvabilité, détournement du rôle primaire de l’assureur, perte de confiance, contre performances, accumulation du passif qui constitue une lourde ardoise à éponger. Cette reforme lui donne l’opportunité de s’adapter aux exigences du marché afin d’éviter de disparaitre.

Réseau & expertise

La SONAS dispose d’un réseau, le plus étendu, à travers la République Démocratique du Congo auquel il faut ajouter l’expertise de son personnel et la connaissance du terrain. Les agents SONAS connaissent non seulement la mentalité du consommateur congolais mais aussi ses besoins précis. Il suffit juste d’une bonne politique marketing et commerciale pour pouvoir mieux capitaliser ces atouts.

Le gouvernement a tous les moyens pour déshabiller cette société de son étoffe de sinistre. Ph. Tiers

Il s’agit d’un avantage concurrentiel majeur pour la SONAS, estiment un observateur, parce que ceux qui viennent investir en RDC pour la plupart mettront du temps pour connaître le marché. D’autres risquent d’amener sur le marché des produits non adaptés à la mentalité des congolais. Il y a donc de quoi s’investir pour la survie de la SONAS.

Ouverture du capital social

Nous allons lentement et surement vers un marché où la SONAS ne peut survivre que grâce à des partenariats. La récente reforme des entreprises a permis la transformation de la SONAS, autrefois entreprise publique, en société commerciale. Cependant,  il aurait été mieux si son capital était ouvert aux privés ou à des organes de l’Etat en vue de l’augmenter et d’accroître ses capacités.

Avec son niveau de charges d’exploitation équivalant à plus de 70% de ses ressources, contre des normes internationales de l’ordre de 27 à 30%, sa capacité de collecte des primes se chiffrant à 80 millions de dollars américains par an dans un marché  de plus de 70 millions d’habitants et une lourde ardoise à éponger, la SONAS ne peut plus continuer à fonctionner dans cet état sous l’empire du nouveau Code des assurances.

L’ouverture de son capital lui permettrait de régler progressivement le passif social interne (personnel, retraités…) et le passif commercial (ndrl : ses engagements envers des clients non indemnisés depuis plus ou moins longtemps). Ensuite, les apports en capitaux permettraient de relancer les activités pour reconquérir la confiance de ses clients. Si la SONAS est suffisamment alerte pour nouer des partenariats avec des gros assureurs (capitaux – réseau), cette concurrence ne devrait en aucun cas faire peur. Elle est plus une opportunité qu’une menace.

 Zoom Eco

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