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RDC : Le Conseil d’Administration autorisé à statuer sur le malaise à l’Ogefrem !

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Face au malaise persistant fondé notamment sur les soupçons de détournement des impôts collectés par l’Ogefrem mais non reversés au fisc, l’autorité de tutelle de cette entreprise publique vient de se prononcer. Le Vice – Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication a donné son quitus pour la tenue d’une réunion extraordinaire du Conseil d’Administration afin de statuer sur la question.

« Monsieur le Vice – Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication me charge de vous informer qu’il vous autorise à convoquer la réunion extraordinaire du Conseil d’Administration en vue de vous permettre de prendre des orientations idoines au regard de malaise qui persiste au sein de votre entreprise », a écrit au Président du Conseil d’Administration, le Directeur du Cabinet de José Makila Sumanda.

Conformément à l’article 12 des statuts régissant l’Ogefrem, il est reconnu à ce Conseil d’Administration présidé par Jamsi Mulengwa Jean-Kevin, les pouvoirs de conception, d’orientation, de contrôle et de décision de l’office. Il lui est autorité également de définir la politique Générale, de déterminer le programme de l’Office, d’arrêter le budget et d’approuver les états financiers de fin d’exercice.

« C’est dans ce cadre que les cinq administrateurs ayant des voix délibératives auront certainement à passer en revue la gestion financière et l’état des lieux de l’Ogefrem. Nous souhaitons vivement que tous soient là, y compris le sixième qui n’a pas le droit de vote, pour qu’ils s’assument pleinement et librement », a confié à Zoom Eco, un agent de l’Office sous le saut de l’anonymat.

Si le Conseil d’Administration est appelé à prendre la mesure de ses responsabilités cela impliquerait que ses membres agissent en républicains afin de préserver non seulement les intérêts de l’Ogefrem mais aussi ceux de l’Etat congolais.

Devant la presse ce lundi 13 février 2017, le Directeur Général Anatole Kikwa a rejeté en bloc les accusations portées contre lui sur le prétendu détournement de 7 milliards de FC destinés au fisc. Il s’agit, selon lui, d’une calomnie, d’une diffamation et d’une atteinte à la dignité de sa personne émanant d’un agent.

L’agent dont question est un cadre de commandement répondant au nom de Mirindi Cyrus. Après sa dénonciation, l’homme a affirmé à Zoom Eco qu’il subit de menaces qui ne peuvent nullement ébranler sa démarche qu’il estime fondée et patriotique.

A la lumière des explications fournies par les deux parties, pour des observateurs avertis, certaines questions demeurent pendantes :

Ces deux impôts, à savoir la TVA et l’IPR, ont – t – ils été collectés à la par l’Office à la période concernée ? Si non, comment expliquer une mise à disposition de la matière imposable sans qu’une imposition correspondante y soit faite ? Si oui, pourquoi n’ont – t – ils pas été reversés au fisc à la suite d’une déclaration fiscale dûment remplie en toute liberté ? Si ces revenus fiscaux n’ont pas été sortis des caisses de l’Office, pourquoi avoir attendu la sommation de la DGI pour avancer 30 millions FC, en date 7 février 2017, ne représentant même pas les 10% du montant réclamé par le fisc congolais ?

Zoom Eco

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