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RDC : Fusion Barrick-Randgold, l’Etat insiste sur le respect de son accord préalable !

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L’Etat congolais rappelle à Barrick et Randgold leurs obligations concernant l’opération de fusion annoncée. Dans un communiqué officiel du 28 septembre 2018, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu indique que cette transaction doit recueillir l’accord préalable de l’Exécutif. Faute de quoi, insiste – t – il, elle ne pourra produire d’effets en RDC.

En effet, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, s’est référé à  l’article 276 bis alinéa 2 du Code minier qui stipule  :

“Toute modification de l’actionnariat d’une société de droit congolais ou de droit étranger, ayant le contrôle d’une société filiale associée ou actionnaire dans une société titulaire d’un permis d’exploitation et entraînant la prise de contrôle de la société filiale contrôlée, est également soumise à l’accord préalable de l’Etat”.

Visiblement, cela n’a pas encore été fait par Randgold et son nouveau partenaire. Cependant, des analystes du secteurs estiment que ces deux opérateurs miniers ne peuvent pas se dérober de la procédure légale requise pour la conclusion d’une telle transaction.

Toutefois, le gouvernement l’apprend par voie de presse autant que la Société des mines d’or de Kilo-Moto (Sokimo) qui, elle, a averti à Randgold Resources son intention de faire «valoir ses droits» de préemption.

Sokimo […] fera valoir ses droits, dans cette énième illustration d’opérations de cession de contrôle entre grands groupes mondiaux, conçues et structurées pour s’imposer sans discussion préalable dans les pays d’où sont extraites les ressources qui font leur richesse», a prévenu la Sokimo.

Si la réalisation de cette transaction aura pour effet d’entraîner la prise de contrôle de la filiale, en l’occurrence la société Kibali Goldmines, l’Etat congolais rappelle, par conséquent, aux deux parties l’obligation de son accord préalable à l’opération projetée. Est-il plus alarmiste ou devrait – il être patient pour attendre la la fin de la procédure ou encore forcerait – il une porte déjà ouverte ? Les prochains jours seront plus révélateurs.

A RE(LIRE) : un parapluie chinois pourrait-t-il acquérir des parts dans Kibali Gold ?

En rappel, Barrick Gold et Randgold Resources ont conjointement annoncé, lundi dernier, avoir conclu un accord de fusion d’une valeur de 18,3 milliards $. Les actionnaires de Barrick détiendront environ 66,6% de l’entité fusionnée, tandis que ceux de Randgold détiendront environ 33,4%.

La transaction prévoit que Mark Bristow, l’actuel PDG de Randgold, devienne le PDG de New Barrick Group, et que John Thornton, actuel président exécutif de Barrick Gold, occupe le même poste à la tête de la nouvelle société.

« La fusion créera un nouveau champion de création de valeur dans l’industrie aurifère, réunissant les plus grandes collections d’actifs aurifères de premier niveau au monde, avec une équipe de gestion éprouvée qui a constamment produit les meilleurs rendements aux actionnaires du secteur aurifère, au cours de la dernière décennie », a déclaré Thornton dans un communiqué officiel.

Dans le projet Kibali, la Sokimo détient pour l’Etat congolais 10% des parts sociales en co-propriété avec AngloGold et Randgold qui en détiennent chacune 45%.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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