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RDC : le FPI entreprend une rétrogradation pour privilégier la méritocratie !  

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RDC : le FPI entreprend une rétrogradation pour privilégier la méritocratie !  

Le Fonds pour la promotion de l’industrie (FPI) a entrepris une rétrogradation d’une quarantaine de ses agents et cadres pour « rendre justice et privilégier la méritocratie ». Une purge qui devrait se poursuivre pour contenir la « pléthore d’agents non qualifiés». D’après la Direction générale, il s’agit d’une mesure prise et exécutée conformément à la feuille de route approuvée par les instances habilitées après l’état des lieux du fonds organisé du 26 au 29 Décembre 2016.

Cet atelier s’est tenu au lendemain de la nomination de la nouvelle équipe dirigeante du FPI. L’objectif était de doter à cette institution qui frôlait la faillite un plan directeur de redressement. A cet effet, plusieurs constats négatifs ont été relevés par les participants constitués non seulement du personnel mais aussi des experts extérieurs.

Si, d’une part, les participants avaient dénoncé des pratiques telles que la corruption, les retro-commissions, les projets fictifs avec la complicité d’une coterie et des multiples commissionnaires en prêts de tout bord soutenus de l’intérieur de l’entreprise ; ils ont, d’autre part, décrié le clientélisme, le clanisme, le tribalisme, le népotisme, le favoritisme. Cela, au mépris total de l’ordonnance Loi portant éthique et bonne conduite de l’agent Public de l’Etat.

Confidence d’un agent qui a requis l’anonymat : « le FPI a longtemps vécu comme un regroupement familial. On pouvait trouver dans une même direction, 5 à 6 membres de même filiation sanguine dont 7 beaux-frères, 4 belles sœurs et beaux fils sans compter les cousins, nièces pour ne citer que ceux-là. Cette irresponsabilité caractérisée de notre ancien manager foulait au pied la convention collective ainsi que tous les textes légaux relatifs au recrutement et à la promotion des agents de l’institution ».

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Vue de la cérémonie de remise et reprise entre le comités Kitebi et Mbengele. Poto d’archives.

En exécution de la feuille de route, une commission technique avait été mise sur pied pour analyser les conditions d’engagement, de promotion et de commissionnement, des enjambements des grades et de recrutement.

Cette commission a rendu les conclusions ayant débouchés progressivement sur : la régularisation d’une soixantaine de temporaires repartis sur l’ensemble du territoire nationale trouvés dans une situation de non droit, la promotion d’une vingtaine d’agents dont les grades et promotions ont été irrégulièrement et sentimentalement bloqués, la rétrogradation d’une quarantaine d’agents et cadres ayant bénéficié de grâces fantaisistes.

A la suite de la présentation du rapport au Conseil d’administration et à la tutelle qui a validé ces décisions, conformément à la feuille de route, l’exécution a été effective.

A l’interne, nous confie notre source, « des réactions positives ont été observées auprès des agents à travers l’ensemble de ses représentations. Ces derniers sont heureux de voir la justice, la méritocratie être mis au centre de l’action au sein du FPI ».

Par ailleurs, il a été établi que le FPI doit continuer cette purge qui a pour conséquence de contenir une pléthore d’agents non qualifiés. Cette situation a poussé l’institution à recourir à des expertises extérieures pour le renforcement des capacités, l’encadrement des agents en profitant de l’expérience de certains de leurs aînés retraités.

Dans le même cadre, apprend – on d’une source indépendante, le FPI a également recouru au service du cabinet MBWETSHANGOL pour la formation et l’accompagnement des contrôleurs en charge de la mobilisation de la taxe de promotion de l’industrie.

Une source proche du FPI indique que les apports de ces expertises extérieures ont respectivement permis d’une part, la réalisation des études monographiques ainsi que la cartographie des opportunités d’investissements dans anciennes provinces, et d’autre part, la réduction sensible des actions mafieuses qui avaient élues domicile au sein du FPI et la multiplication par trois des réalisations par rapport au budget de l’exercice 2017.

Quant au recouvrement des créances, le FPI a entrepris des actions judiciaires de grandes envergures contre des débiteurs indélicats (nationaux et expatriés).

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