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RDC : les agents de la Sonahydroc totalisent 15 mois d’arriérés de salaires

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Les agents de la Société nationale des hydrocarbures (Sonahydroc) se retrouvent plongés dans une précarité sans précédent. Ils accusent des arriérés de salaires allant jusqu’à 15 mois. D’après le Syndicat Tous au Travail, cette situation sociale calamiteuse intervient dans un contexte de malversations financières savamment crée et entretenu par l’actuel comité de gestion.

« A ce jour, l’employeur a failli à ses obligations légales en ce qu’il accuse, d’une part, un retard de paiement de salaire de 15 mois pour les agents de toutes les provinces et 11, 12, 13 et 14 mois pour ceux de Kinshasa; et d’autre part, l’employeur n’est plus en mesure de garantir les droits conventionnels des employés (frais scolaires et colis de fin d’années) aux agents actifs et passifs », a décrit le président du Syndicat Tous au Travail, Mérard Simbi, dans une dénonciation officielle faite auprès du procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete.

La même source soutient que cette situation chaotique socioprofessionnelle serait une résultante directe de malversations financières et administratives savamment orchestrées par le directeur général et le directeur général adjoint.

A RE(LIRE) : Sonahydroc, un syndicat saisit le chef de l’Etat de cas de « malversations financières » 

« En septembre dernier, le directeur général nous a promis de payer trois mois d’arriérés de salaires dans les deux semaines qui suivaient. Jusqu’à ce jour, cette promesse n’a pas été concrétisée. Cependant, nous apprenons que lui se fait payer au détriment du personnel », a commenté un agent sous l’anonymat. 

Dans le cas où l’enveloppe salariale mensuelle avoisine effectivement 250 000 USD tel que l’estiment des agents, l’ardoise de la dette sociale pour les 15 mois serait d’environ 3,7 millions de dollars américains.

« Il se trouve que Hubert Miyimi, directeur général de la Sonahydroc, use et abuse de son influence afin d’étoffer toute action allant dans le sens de permettre aux agents de recouvrer leurs droits. Le précité va jusqu’à affirmer sans ambages qu’il bénéficie de la protection de la Très Haute hiérarchie. Monsieur le président de la République, votre mandat est scellé par une promesse forte : l’instauration de l’Etat de droit. La soumission de tout citoyen à la loi, directeur général fût-il, est une option non-négligeable dans un Etats de droit », a écrit le président du Syndicat Tous au Travail au chef de l’Etat dans un courrier officiel du 21 mai 2020.

Si plus de cinq cent familles soutiennent l’action judiciaire amorcée par ce Syndicat, Mérard Simbi soutient qu’elles espèrent profondément du chef de l’Etat la garantie d’une justice débarrassée de toute influence politique.

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