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RDC : l’Etat doit 400 millions USD à la SCTP, José Makila chez le premier ministre pour réclamer cette créance

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Le président du Conseil d’administration de la Société commerciale de transports et des ports (SCPT) a été reçu, le jeudi 05 novembre 2020, par le premier ministre Ilunga Ilunkamba. Objet de sa visite, réclamer le paiement de 400 millions USD, une créance que l’Etat congolais doit à cette entreprise.

La SCTP connait d’énormes difficultés, a expliqué le président du Conseil d’administration de l’ex. Onatra au chef du Gouvernement central.

« La SCTP a une créance sur l’état de 400 millions de dollars et elle est confrontée à plusieurs difficultés notamment celles ayant trait au social du personnel de cette entreprise de l’EtatIl faut relancer cette entreprise », tel a été le cri de détresse de José Makila.

Si l’Etat parvenait à payer cette créance, cela permettra à la SCTP d’avoir de moyens de sa relance mais aussi de résoudre tant soit peu les problèmes sociaux auxquels elle est confrontés.

En réponse, le premier ministre a souhaité que le président du Conseil d’administration de la SCTP soit reçu par le Comité de conjoncture économique, le mardi prochain, afin d’en discuter dans l’objectif de trouver de solutions durables et résoudre ce litige qui a beaucoup duré.

« Aux agents, je leur demande de garder l’espoir parceque le premier ministre a promis de prendre ce problème à bras le corps, c’est un père de famille, il a aussi travaillé dans une entreprise de l’Etat et il sait bien comprendre que la masse laborieuse n’attend qu’une solution de sa part », a lancé José Makila.

Défis majeurs de la SCTP

1. Une dette sociale élevée. En 2017, la dette sociale de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), lors de l’entrée en fonction de l’a précédente direction générale s’élevait à 79 304 841 262,90 de CDF, soit 49 971 544,59 USD, indique une note d’information de la Direction générale sur la situation globale de cette société commerciale.

A ce jour, cette dette sociale ne s’est pas améliorée, bien au contraire elle est allée croissante.

2. Problème d’équipements. La situation dans laquelle se trouve la SCTP est illustrée par la vétusté et l’insuffisance des équipements ainsi que des infrastructures,

3. Le déséquilibre financier chronique. Cette situation a conduit à vivre d’expédients et sous forme de découverts bancaire, de nantissement des recettes d’exploitation, et même des avances clients contractées a des conditions financières onéreuses.

4. La masse salariale supérieure des encaissements. La masse salariale mensuelle quant à elle, représente 83% des encaissements attendus du mois. Cette situation a conduit à l’accumulation des arriérés de salaires et des avantages sociaux reconnus aux agents.

5. Le Vieillissement du personnel. A ces déficiences, l’on note le vieillissement du personnel, les méthodes de travail et de gestion devenus désuètes, limitent le niveau d’activité de l’entreprise, la mettant dans une situation défavorable dans un environnement de plus en plus compétitif.

7. L’entreprise souffre aussi de ses propres dysfonctionnements intenses. Il y a lieu de citer notamment une gestion financière décentralisée en l’absence de mécanismes de contrôle efficaces, une politique de tarification désarticulée donnant lieu à de longs détails entre la production et la facturation et à la perte des client au points de rupture de charges, des difficultés de recouvrement des créances de la société auprès de l’Etat et de certaines entreprises.

Ainsi, cette société ne peut résoudre les problèmes de son redressement sans un apport de l’extérieur qui peut aussi passer par le paiement de cette créance de l’Etat congolais.

Au-delà de ces difficultés, l’Intersyndicale de la Société commerciale des Transports et Ports (SCTP), ex-Onatra, déplore ce qu’il qualifie « d’injustices » de la part de l’Etat, principal actionnaire.

Il accuse le Gouvernement d’utiliser les recettes de la redevance logistique terrestre à des fins autres que celles liées à l’entreprise alors que cette redevance avait été mise en place pour la relance de chemin de fer.

Le banc syndical de la SCTP dénonce l’exclusion de cette entreprise de l’Etat, de la gestion du port en eau profonde de Banana. Enfin, il prévient qu’en cas de fermeture de la SCTP, plus de 25 000 actifs comme des retraités seront dans la rue, et donc en chômage.

Tous ces problèmes méritent donc de solutions idoines de la part de l’Etat congolais.

Nadine FULA

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