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RDC : l’Etat-propriétaire fait signer aux dirigeants de SNCC et Gécamines des contrats de bonne gouvernance

Le ministre du Portefeuille, Clément Kuete, représentant l’Etat actionnaire unique, a fait signer aux dirigeants de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) et de la Gécamines des contrats de mandat.
Ces derniers obligent les mandataires publics concernés à oeuvrer en faveur de la bonne gouvernance et de la performance dans leur gestion de ces sociétés étatiques. La cérémonie a eu lieu le 4 septembre 2020 à Kinshasa.
« En vous confiant les mandats dans les entreprises, l’Etat ne vous les avez pas vendues et vous le savez. Vous avez un devoir de rendre compte à l’Etat qui a mis confiance en vous. D’où, la nécessité d’un comportement responsable au risque de vous exposer aux sanctions », a insisté le ministre du Portefeuille, Clément Kuete s’adressant aux mandataires de la Gécamines et ceux de la SNCC.
En d’autres termes, l’Etat actionnaire unique reste déterminé à instaurer la bonne gouvernance pour atteindre la performance. Ce processus sera caractérisé par une tolérance zéro dans la lutte contre les anti-valeurs dont le détournements, le népotisme, le clientélisme et le conflit d’intérêts.
Dans cette nouvelle dynamique de responsabilité dans la gestion, les managers de deux sociétés ont marqué leur adhésion par l’apposition de leurs signatures respectives sur le contrat.
#RDC le ministre du Portefeuille, représentant de l’actionnaire unique (Etat) exhorte les membres du Conseil d'administration de @Gecamines à faire valoir leurs expertises. #AGO via @PrimatureRDC pic.twitter.com/qoXykABp8e
— Zoom Eco (@Zoom_eco) June 26, 2020
Côté Gécamines, le directeur général rassure que les exigences contenues dans ce contrat requièrent d’eux un travail de qualité effectué en toute responsabilité et dans le respect de textes légaux et réglementaires en vigueur.
« Le ministre du Portefeuille a tenu à nous rassurer que l’Etat congolais lui-même est là pour nous accompagner, pour nous aider à réussir. Parce que nous devons tous regarder dans la même direction. Il faudrait que les entreprises du Portefeuille soient performantes. Nous sommes tous couverts par son autorité et travaillons sous le leadership du président de la République. Nous avons bien écouté les conseils nous prodigués. Nous avons surtout pris conscience de nos responsabilités à travers les contrats de mandat et nous allons nous mettre au travail pour apporter les résultats attendus », a déclaré Sama Lukonde Kyenge.
Abondant dans le même sens, le président du Conseil d’administration, Albert Yuma Mudimbi est revenu sur le point concernant l’obligation de la performance leur exigée. Ce qui oblige la Gécamines à consolider ses efforts de ne plus être, comme elle l’est depuis quelques années, une charge pour la République.
A lui d’insister : « désormais, les entreprises du Portefeuille doivent apporter de l’argent à l’Etat et non plus couter à l’Etat. C’est très important. Il faut de règles de gestion. Il faut de la bonne gouvernance. Nous devons être des modèles de gestion pour que l’Etat puisse avoir ses revenus. Le ministre a rappelé qu’à l’époque la SNCC, la Miba et la Gécamines contribuaient à plus de 60% aux revenus au budget de l’Etat. Il faut qu’on revienne à ce cycle par ce nouveau type de management concrétisé par le contrat. »

Du côté de la Société national des chemins de fer du Congo (SNCC), c’est le président du Conseil d’administration, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, qui a donné de la voix pour marquer leur implication dans cette démarche légale et patriotique.
« Nous devons faire monter plus haut nos entreprises en ce qui concerne notre prestation. Nous sommes l’espoir du peuple et c’est pourquoi le chef de l’Etat nous a fait confiance. Et comme nous sommes maintenant dans un régime de droit, nous devons exécuter le travail en toute conscience, dans le strict respect des lois », a – t – il martelé.
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En rappel, la signature de ces contrats de mandat s’est faite conformément aux dispositions de l’article 17 de la Loi n°08/010 du 7 juillet 2008 fixant les règles relatives à l’organisation et la gestion du portefeuille de l’État et au Décret n°13/055 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille de l’État tel que modifié et complété à ce jour.
Le contrat de mandat n’est qu’un acte par lequel l’Etat congolais, représenté par le ministre ayant dans ses attributions le Portefeuille de l’Etat, donne à un mandataire le pouvoir d’agir, en son nom et pour son compte au sein des organes statutaires d’une entreprise du Portefeuille de l’Etat.
Autant ce contrat oblige les mandataires signataires à relever les défis de la bonne gouvernance et de la performance, autant ces managers sont astreints par le devoir de rendre compte à l’Etat actionnaire unique.
Emilie MBOYO

