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RDC : L’étiage réduit la production d’Inga de 400 Mégawatts !

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Selon le Directeur General de la SNEL, la baisse du niveau des eaux à Inga réduit la production de l’énergie électrique de 350 à 400 MW. Au risque de subir l’arrêt des machines en attendant la période de remontée des eaux, la SNEL vient de mettre en place un plan d’urgence.

Cette annonce à été faite lors du forum organisé par l’agence Magna la semaine dernière à Kinshasa sous le thème : «La baisse du niveau des eaux du bassin du Congo, conséquences socio-économiques».

Plan d’urgence
S’il a pour finalité la compensation, par d’autres mécanismes, la production électrique, ce prévoit une batterie de mesures. Le DG de la SNEL, Eric Mbala a évoqué notamment l’efficacité énergétique et l’économie d’énergie, l’implantation des centrales thermiques à fuel pour pallier le déficit avec exonération des taxes sur les produits pétroliers comme préalable et la mise en place des prix d’électricité qui tiennent compte de la vérité des prix ainsi que la promotion du mix énergétique en RDC (solaire, hydroélectricité et thermique).

Des actions à mener

Au niveau de la SNEL, apprend-t-on, des initiatives sont prises dans le cadre de ce plan d’urgence visant la sensibilisation des usagers à l’efficacité énergétique, avec l’appui de l’Etat et des partenaires publics-privés, qui sont notamment l’utilisation des lampes CFL à faible consommation.

Il y a également la mise en œuvre des lampes solaires pour l’éclairage public qui rapportera une puissance de 250 watts par luminaire ainsi que l’installation des compteurs à prépaiement afin de réduire le gaspillage de l’énergie par les abonnés.

Autres actions envisagées : la construction des nouvelles installations (production, transport et distribution) et la diversification des sources de production électrique, mix-énergétique.

SNEL face à l’étiage
L’étiage menace sérieusement la production de l’énergie électrique en RDC. Autant que le changement climatique est aujourd’hui une réalité à laquelle le monde est confrontée. La SNEL soutient avoir prévu des actions à mener face à la baisse du niveau d’eau sur le fleuve, à court, moyen et long terme.

Il y a entre autres le désensablement du canal d’amenée : le dragage forcé à travers les turbines, l’étude hydraulique du canal d’amenée sur base d’un modèle réduit et la mise en œuvre du projet Grand Inga.

A tout prendre, le Directeur Général de la SNEL est d’avis qu’il y a nécessité de la mise en place d’une politique nationale intégrée ainsi que de la poursuite des actions de sensibilisation de la clientèle. Entre-temps, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’efficacité de ce Plan d’urgence qui n’est pas la première de la série. Chaque année du moins, la SNEL déclare subir les conséquences de l’étiage. Or, cette situation pourtant naturelle peut être contrée en amont, étant donné que cet étiage est périodique, conformément au climat de la RDC.

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A (RE)LIRE :
RDC : Inga, la nécessité d’en faire une question d’Etat !

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