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RDC : pourquoi octroyer 85% de revenus du contrôle des flux téléphoniques à une société controversé ?

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Nombreux, dans le secteur des télécommunications, sont ceux qui se posent cette question. Seuls, le premier ministre, Bruno Tshibala et son ministre des PT-NTIC, Emery Okundji Ndjovu, en connaissent les vrais mobiles. Tout part du contrat visiblement « déséquilibré », sur lequel pèse de soupçons sévères des experts, signé avec un prestataire controversé, à savoir : African general investment (AGI).

En effet, commentent des experts, le ministre a engagé l’Etat dans un deal de dix ans renouvelables en violation des procédures en la matière. Ce qui alimente leur curiosité de savoir pourquoi et avec la complicité de qui cette opération hasardeuse est entreprise ?

Activer deux nouvelles taxes à percevoir sur les revenus de l’ARPTC, définir les taux de prélèvement d’un total d’environ 27% sur les flux téléphoniques puis décider sur une clé de répartition déséquilibrée de 85% à prélever par le prestataire AGI sur les revenus totaux alors que l’ARPTC ne se contente que de 10% et la commission mixte de 5%, … toute la procédure serait très avancée. Et le Décret du premier ministre n’attendrait que le contreseing du ministre des Finances.

Dans l’hypothèse de l’entrée en vigueur de ce Décret, l’opération décriée produira des effets néfastes. C’est le cas de l’augmentation de la pression fiscale sur le secteur des télécoms consécutive à l’accroissement de charges à hauteur de 27% entraînant, avec effets induits, une hausse minimum de 60% de prix de services mobiles en RDC.

A l’immédiat, une carte prépayée de cinq dollars américains reviendrait désormais à huit dollars. Cette augmentation de 60% toucherait également la recharge data. Aussi, le compteur de la société AGI commencerait à tourner pour renflouer abusivement ses comptes au détriment pour un service dont l’investissement ne dépasse pas un millions de dollars américains et dont les charges opérationnelles sont inférieures à 200 000 USD.

A RE(LIRE) : PT-NTIC, un contrat «déséquilibré» dépouille l’Etat de ses revenus !

Se frottant déjà les mains, l’AGI s’attend à gagner sur la période de dix ans un montant de 2,76 milliards de dollars pendant que l’ARPTC ne doit se contenter de 320 millions USD. Entre-temps, la Commission mixte ministère dont font partie des experts des PT-NTIC et du BCPSC empocherait 160 millions USD sur la même période.

Il est temps, recommandent – on dans le milieu des télécoms, que le président de la République, Joseph Kabila, le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, Luzolo Bambi Lessa et les élus du peuple prennent à bras-le-corps ce dossier afin d’éviter ce que d’aucuns redoutent.

Gérard KANGOMBE | Zoom Eco

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