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RDC : SCTP, Kimbembe met le cap sur des projets à vocation sociale

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La Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP SA) traverse ces derniers temps une période de fortes tensions et d’incertitudes. Ce, en dépit de gros efforts de redressement consentis par l’actuel comité de gestion que dirige l’ingénieur Jean Kimbembe Mazunga. Des difficultés financières dues essentiellement à la basse conjoncture que traverse le pays. Conséquence : des arriérés de salaires des agents de cette société.

Comparativement à la situation qui prévaut dans différentes entreprises du portefeuille, on constate une morosité due à un climat des affaires exacerbé par des soubresauts politiques.
A la SCTP, cependant, le retard de salaire est minimisable. Presque deux mois bientôt. Et pour cause, les activités au port de Matadi, poumon de cette société, tournent au ralenti.

Pour conjurer cette situation, le comité Kimbembe envisage des projets à vocation sociale. La reprise du trafic ferroviaire avec le Train express, la relance du trafic fluvial avec la réhabilitation de l’ « ITB Kokolo » et du « MS Ngungu » pour l’exploitation de l’axe Kinshasa-Kisangani et Kinshasa-Ilebo, en sont une illustration parfaite non seulement des efforts consentis, mais aussi et surtout de la volonté du comité Kimbembe, de placer le curseur au bon endroit.

Oser de gros projets

Les dirigeants actuels de la SCTP ont misé sur de gros projets pour viabiliser l’entreprise, cela requiert de gros investissements pour rendre performant l’ex-ONATRA. Cela semble être tout le « péché » de Kimbembe, d’avoir osé, là où ces prédécesseurs n’ont pas pris le risque.
C’est un secret de polichinelle.

L’exécutif sortant misait sur un certain “groupe” pour la relance de la SCTP. Les agents de l’entreprise mis à contribution pour obtenir les têtes qui gênent s’étaient levés pour s’opposer à cette démarche qui, à leurs yeux, hypothéquerait la souveraineté nationale.

Y aurait-il du mal, pour des gestionnaires responsables d’une entreprise, à engager des partenariats clairs pour obtenir des financements (par la rétrocession de la Redevance logistique terrestre (RLT) et de l’endettement auprès des banques locales) en vue de la relance de leurs activités ?

Cette approche n’est pas une invention des gestionnaires de la SCTP. Beaucoup de ceux qui viennent investir en Afrique arrivent mallettes vides, ils n’utilisent que le quitus des gouvernements africains comme garantie pour obtenir des crédits colossaux pour des remboursements à long terme.

Le comité actuel a pris des engagements avec des banques locales en garantie des projets colossaux qui sont mis en route avec l’appui du chef de l’Etat. Avec les nouvelles sociétés de cimenterie installées dans le Kongo Central, la SCTP offre une garantie sûre à ses partenaires. Contre toute attente, cela fait rougir certains esprits. De quoi tomber à la renverse. Pourtant, à l’opposé de la démarche de l’actuel comité de gestion de la SCTP, les frondeurs n’ont rien à proposer.

Il est temps que l’on joue franc-jeu et que les torpilleurs ne se cachent pas sous les masques.
Les députés ne-Kongo suivent avec attention les péripéties de ce hold-up et promettent qu’ils ne se laisseront pas faire. Car le développement de la République démocratique du Congo tient du développement de chacune de ses provinces.

Forum des As / Zoom Eco

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