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Une taxe de 0,2% sur les importations pour financer l’Union Africaine !

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Une taxe de 0,2% sur les importations pour financer l’Union Africaine !

L’autofinancement de l’Union Africaine est à l’ordre du jour du 30ème sommet de l’Union Africaine qui se déroule à Addis – Abeba en Ethiopie. Les dirigeants africains ont débattu sur la mise en œuvre immédiate de 0,2 % sur certains produits importés par les Etats membres. Seuls 20 pays sur 55 appliquent, pour l’instant, la mesure. Une dizaine s’engage déjà dans le processus et d’autres n’ont pas été unanimes. Au finish, tous ont adhéré au principe de la réforme.

Les travaux entamés dimanche 28 Janvier à Addis- Abeba ont permis aux Chefs d’Etats africains d’avancer sur cette réforme. Le prélèvement de cette taxe permettrait de financer l’UA à hauteur de près de 970 millions d’euros, soit environ 1,1 milliards USD. Ce qui rendra l’Union Africaine plus autonome de ses partenaires occidentaux qui finance ses projets à plus 80%.

Pour les économies les plus dynamiques, comme l’Afrique du Sud et l’Egypte, cette taxe n’est pas très équitable, leurs économies étant plus tournée vers l’extérieur.

Le Président sortant de l’Union Africaine, Alpha Condé a enjoint ces pays membres « à travailler avec le Comité des Ministres de l’Economie et des Finances, pour aplanir les divergences relatives à la mise en œuvre du prélèvement. »

D’après Olivier Nduhungirehe Ministre d’Etat aux affaires Etrangères du Rwanda, une Troïka composée du Président sortant, du Président actuel et du Président entrant (2019) avec la Commission de l’UA, va discuter de comment intégrer toutes les contributions des Etats membres pour essayer corriger ce qu’il y a à corriger.

D’autres par contre, ont estimé qu’il leur faut du temps pour harmoniser avec leurs législations nationales.

« Au niveau de la RDC, nous sommes encore dans l’évaluation technique au niveau du ministère des finances et des ministères sectoriels pour voir dans quelle mesure on peut adapter ce processus mais la volonté est de financer à l’échéance 2025 à 100% l’Union Africaine », a indiqué Michael Sakombi, Conseiller politique au Ministère congolais des affaires Etrangères.

Le rapport de la Commission Kagame intitulé « L’impératif de renforcer notre union », dresse un bilan sévère : une organisation dysfonctionnelle, un échec constant des décisions, … et une crise de mise en œuvre traduite notamment par l’incapacité de l’institution à financer ses projets.

L’ensemble produit, d’après son Rapport, une « capacité de gestion limitée, une absence de responsabilité pour le rendement, à tous les niveaux » et des « méthodes de travail inefficaces ». D’où, la nécessité et l’urgence de réformer.

Pour rappel, Paul Kagamé a été mandaté par l’Assemblée des Etats de l’UA en Juillet 2016 de lui soumettre ses propositions sur des mesures à prendre pour rendre l’institution panafricaine plus efficace et plus autonome sur le plan budgétaire.

La commission qu’il a mise en place a réuni, parmi les experts, l’ancien Président de la BAD, Donald Kaberuka et l’ex. Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopes. Et son rapport a été remis il y un an.

Outre la création d’une taxe de 0,2 % sur les produits non africains importés en Afrique, les propositions faites visent aussi une meilleure division de compétences entre l’UA et les organisations régionales et un audit du travail des commissions et la suppression d’un sommet sur les deux que vient de clôturer l’UA aujourd’hui.

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