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Contrat sino-congolais : « les méthodes de travail de l’IGF sont susceptibles de décourager les investisseurs » (Panel des experts de la société civile)

Le panel des experts de la société civile de la République Démocratique du Congo (RDC) n’est pas resté indifférent face à ce qu’il considère comme des « incohérences » contenues dans le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le contrat conclu en 2008 entre la RDC et le groupement d’entreprises chinoises.
Après avoir examiné ce rapport, le panel des experts de la société civile révèle qu’il n’existe aucun élément technique attestant que les parts de la Gécamines soulevées par l’IGF ont été minorées en comparaison avec d’autres conventions minières existantes et juge cette conclusion « hâtive » car le bilan de ce contrat ne devrait pas être au rendez-vous avant une durée de 25 ans.
Réunis le jeudi 23 février 2023 au Centre Culturel Boboto à Kinshasa, les experts de la société civile ont fait remarquer qu’il n’y a aucune raison de conclure que tout ce qui était prévu dans ledit contrat serait déjà réalisé en ces jours surtout que la production n’a commencé qu’en 2015 pour un contrat signé en 2007 de suite des travaux d’implémentation du projet et des difficultés rencontrées lors du démarrage de ce projet.
Pour eux, il y a lieu de noter que malgré cela, dix mille emplois ont été créés dans le cadre du contrat et l’on peut capitaliser la réalisation de quelques ouvrages à Kinshasa et à Kolwezi.
Pour ces experts, les méthodes de travail de l’IGF sont susceptibles de ternir l’image du pays et de décourager les investisseurs, contrairement à la politique du Chef de l’État qui est celle d’encourager les investisseurs à inonder les marchés économiques congolais.
Ce panel se réjouit du fait que la Gécamines reste bénéficiaire dans ce1 contrat au regard des partages des pourcentages entre d’une part, le groupe des entreprises chinoises et la Gécamines. Sur les 100 % des bénéfices à réaliser, la Gécamines a droit à 32 % et les deux entreprises chinoises obtiennent 68 %, étant donné qu’à l’expiration du contrat, le gisement restera la propriété de la Gécamines et elle héritera des infrastructures.
Le panel des experts de la société civile constate par la suite que l’IGF n’a pas eu non seulement le temps de mesurer l’impact réel de ce contrat sur l’économie du pays et du social des communautés locales mais aussi et surtout n’a pas eu le temps de se prononcer sur les acquis de ce contrat pour la survie de la Gécamines.
C’est ainsi, ils estiment que la publication de ce rapport à la veille des échéances électorales risque d’être interprétée par une certaine opinion comme une stratégie politicienne visant à jeter des discrédits sur une catégorie d’acteurs politiques, ou une pression exercée sur les investisseurs miniers pour ponctionner de l’argent frais à des visées électoralistes.
Pour terminer, le panel des experts de la société civile pense que l’État congolais n’a pas besoin de passer par cet organe en vue d’obtenir la révisitation du contrat chinois dès lors que ce même contrat prévoit en son sein ce mécanisme, surtout le cours de cuivre et du cobalt est revu à la hausse dans le marché mondial.
Dans son rapport, l’IGF avait décelé plusieurs irrégularités liées au contrat signé entre le Gouvernement congolais et le groupement d’entreprises chinoises dans la gestion de certaines ressources naturelles de la République Démocratique du Congo.
D’après ce rapport, depuis 2008, les entreprises chinoises ont déjà encaissé un gain évalué à près de 10 milliards de dollars américains, tandis que la RDC n’a bénéficié que de 822 millions de dollars en termes d’infrastructures.

