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Kinshasa : COVID-19, hausse de la demande des biens de première nécessité sur le marché

En perspective de la prise des mesures de confinement strict pour limiter la propagation du Coronavirus en Rd Congo, il s’observe une tendance haussière de la demande des produits de première nécessité sur le marché à Kinshasa.
Si jusqu’à présent les stocks sont encore suffisants, à l’allure où vont les choses, il ne sera pas exclu qu’au point de contraction la loi de l’offre et de la demande s’applique. Et les prix pourraient dès lors prendre leur envol.
En effet, à Kinshasa comme dans les grands centres urbains du pays, le gros de biens de première nécessité est importé de l’étranger. Dans l’hypothèse de la fermeture des frontières non seulement par la Rd Congo mais aussi d’autres pays pendant une période donnée, des importateurs, grossistes et demi-grossistes risqueraient de connaitre une rupture de stocks.
#RDC Pour limiter la propagation du #COVID19, le Conseil des ministres a pris de mesures ayant trait:
-à l’accès au pays;
-au rassemblement dans les lieux privés & publics;
-à la sensibilisation & protection;
-aux mvts de citoyens dans le pays;
-à la prise en charge de contaminés pic.twitter.com/7kwxHzr6kI— Zoom Eco (@Zoom_eco) March 17, 2020
Face à l’incertitude sur l’évolution de la situation, mieux de la lutte pour la limitation des effets du Coronavirus en Rd Congo qui compte déjà quatre cas, nombreux sont ces kinois par exemple qui, depuis lundi dernier, affluent les grands marchés et autres lieux d’approvisionnement pour faire leurs stocks en produits importés.
Les pâtes alimentaires, du riz, des boites de conserve, du poisson salé, du sucre, du lait, du sel, de la farine, des huiles, … font partie des achats les plus prisés de ces jours, d’après des revendeurs que nous avons rencontrés.
A côté de ces denrées alimentaires, les ménagères font également des réserves en produits pharmaceutiques tels que le paracétamol et tout ce qui soigne le rhume, la toux, la malaria, la fièvre. Et ce, sans oublier pour la circonstance du savon liquide, des désinfectant, des masques et des gants.
« Tout le monde sera en quarantaine et terré chez soi. Donc, très bientôt les prix des denrées alimentaires vont grimper d’ailleurs il y a déjà les désinfectants qui est devenu rare sur le marché. Et l’épidémie est en train de s’étendre dans tous les pays. Cela va être difficile. Car, avec les frontières fermées et le manque des bateaux et avions ainsi que la présence de la maladie, il sera difficile d’acheter de quoi manger », a commenté une ménagère.
A RE(LIRE) : Coronavirus accélère la tendance baissière des recettes publiques
Des économistes estiment que la pandémie du Coronavirus a déjà commencé à impacter négativement sur l’économie congolaise. Si la baisse de recettes captée à l’importation et à l’exportations entame une tendance baissière, l’entrée en vigueur des mesures gouvernementales de restrictions « salutaires » attendues dans les prochaines heures va occasionner l’accélération du ralentissement l’activité économique en interne.
Si les congolais vivent, pour la plupart, de l’activité économique dans l’informel et au jour le jour pour se nourrir, cette période de confinement (tardif soit-il) viendrait, sans nul doute, mettre à nu la fragilité de la capacité de résilience sur le plan économie et social de l’Etat congolais.
Une expérience qui devrait interpeller la classe dirigeante pour oeuvrer à la diversification de l’économie nationale et à construire rapidement les socles d’un système de résilience étatique solide.
Agnès KAYEMBE
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