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RDC : le franc congolais s’est apprécié de 2,3% face au dollar à fin mai 2020 (raisons)

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RDC : le franc congolais s’est apprécié de 2,3% face au dollar à fin mai 2020 (raisons) 1

La monnaie nationale reprend du poil de la bête avec une appréciation de 2,3% à fin mai 2020. La dépréciation mensuelle du franc congolais (CDF) au parallèle est tombée à 3,3% venant de 5,6M en avril dernier. C’est ce que rapporte le Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Congo (BCC) qui s’est réuni, mercredi 17 juin, sous la présidence du gouverneur Deogracias Mutombo. 

« Après une relative stabilité au premier trimestre et un profonds glissement du taux parallèle en avril, le mois de mai a été marqué par des mesures d’ajustement induisant le tassement de la dépréciation au parallèle avec un effet de rattrapage pour le taux indicatif », précise le CPM dans son communiqué sanctionnant cette cinquième réunion de l’année en cours.

D’après les experts de la Banque centrale, ce rythme d’appréciation de la monnaie nationale tient notamment des résultats de l’adoption de la gestion sur base caisse des opérations financières de l’Etat à partir du 1er mai et de la cession par l’autorité monétaire des devises aux banques commerciales. Sur l’équivalent des 57 milliards de CDF des réserves de change utilisés, une partie non précisée par le CPM a été financé cette opération d’intervention sur le marché de change.

Cependant, il y a lieu de préciser que ces devises n’ont pas été vendues aux banques commerciales comme par le passé, mais elles ont servi de « swap » tel qu’encouragé par le FMI d’autant plus que le niveau des réserves de la BCC est limité à 3,5 semaines d’importations. 

A travers ces « swaps », la BCC a échangé (cédé) les dollars contre les franc congolais détenus par les banques commerciales pour une période de trois mois. Concrètement, une banque peut avoir reçue de la BCC par exemple cinq millions de dollars contre les francs congolais d’une valeur équivalente pour de trois mois.

Et au bout de cette période, l’opération inverse va se dérouler. Chacune des parties devra remettre à l’autre le montant qu’elle avait reçue. 

« L’avantage est que pendant la période de trois mois, il y a effectivement l’augmentation de dollars sur le marché, malgré l’intervention de la Banque centrale. Sauf que cela ne réduit pas le niveau de réserves de change. Car, lorsque l’opération sera inversée, la BCC va devoir récupérer ses dollars cédés temporairement. Cette action vise à protéger le niveau des réserves de change qui se situe actuellement à 923,12 millions USD (trois semaines d’importations). D’où, ce niveau de stabilisation de la situation », a commenté un économiste. 

Pour maintenir la stabilité des prix, il y a lieu de constater que la BCC a continué mettre en oeuvre des mesures adaptées. Elle a de ce fait émis des bons BCC pour pouvoir absorber la surliquidité, stopper l’accélération de l’inflation et la dépréciation de la monnaie nationale sur le marché de change. 

Toutefois, précise le CPM, le taux de change s’est situé à 1 822 CDF et 1 931,17 CDF le dollar, respectivement à l’indicatif et au parallèle, soit des taux de dépréciation cumulés de 8,2% et 10,6% respectivement à l’interbancaire et au parallèle.

A RE(LIRE) : la Banque centrale rassure avoir maîtrisé les facteurs à la base de la dépréciation du franc congolais

La cause principale demeure l’impact du choc économique actuelle sur la balance de paiement. Cela suggère qu’en cas d’une baisse de recettes d’exportations comme celle que la Rd Congo vit actuellement, il est tout à fait normal que le taux de change se déprécie.

D’où, la nécessité pour la Banque centrale de tout mettre en oeuvre pour éviter une dépréciation trop rapide sur le marché parallèle en entendant la reprise de l’économie mondiale.

« Dans un contexte d’incertitudes liées à la Covid-19, l’Institut d’Emission qui veille au maintien de la stabilité du cadre macro-économique, gage notamment de la préservation du pouvoir d’achat de la population, demeure prête à activer ses instruments en cas de besoin », rassure le Comité de politique monétaire.

Emilie MBOYO

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