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RDC : Les agents de GUCE/Antenne de Lubumbashi accusent plus de 12 mois d’arriérés de salaire

Les agents du Guichet Unique pour la création des entreprises/Antenne de Lubumbashi accusent plus de douze mois d’arriérés de salaire. Un retard observé également dans les autres antennes de cet établissement public.
Selon les sources proches du dossier, les agents n’auraient bénéficié que quelques mois de primes au cours de l’exercice 2023. Les frais de fonctionnement étant une autre paire de manches.
Face à ce qu’ils qualifient de « calvaire insupportable », tous les agents de GUCE de la RDC se tournent vers le nouveau Président investi pour que ce dossier social soit pris en charge.
En interne, plusieurs agents expliquent que les difficultés de paiement de salaire ont commencé dès que le Projet d’appui au développement du secteur privé et à la création de l’emploi (PADSP-CE) a touché à sa fin.
De 2015 à 2022, le Projet d’appui au développement du secteur privé et à la création de l’emploi (PADSP-CE) a été initié en raison de la nécessité, pour la République Démocratique du Congo, de transformer ses performances économiques récentes en opportunités. Ce projet devrait permettre le développement du secteur privé, la création d’emplois durables, l’amélioration de l’employabilité des jeunes et l’autonomisation économique des femmes. Il s’agit d’une approche intégrée et structurante, qui, combinée avec d’autres actions du Gouvernement, est de nature à créer une dynamique vertueuse et devrait agir sur les principaux leviers qui soutiennent la création d’une croissance inclusive.
Avec un portefeuille de 38 millions de dollars, ce projet prenait en charge les salaires, frais de fonctionnement et achats de matériel pour le GUCE. Et quoi de plus normal que l’Etat congolais prenne le relais après la fin du projet de la BAD.
À ce jour, le GUCE est confronté à plusieurs défis à savoir :
1° défi d’ordre logistique Ici, il faut souligner la compexité du projet GUCE en raison de son objectif fondamental, celui de réduire les procédures, la durée et les coûts pour augmenter l’enregistrement, les bénéfices et les activités.
Pour ce faire, il lui faut une bonne coordination et une connectivité informatique solide entre les différents organismes et ministères, mais également avec les banques et les microfinances, pour bien gérer l’intégrité de la base de données.
Ce caractère complexe recquiert donc des moyens financiers conséquents pour ne pas perturber le bon fonctionnement de cet établissement public stratégique.
Mais vers la fin de l’année 2023, le GUCE a connu un arrêt temporaire des travaux dû à une panne techniquedu système informatique de gestion de dossiers à partir de Kinshasa. Une situation qui a entraîné une fermeture momentanée dans toutes ces antennes notamment celle de Lubumbashi dans le Haut Katanga.
Entre-temps, la panne a été résolue et les activités ont repris leur cours normal.
2° défi du paiement du personnel
Si la panne technique a été résolue, le problème d’impaiement persiste sur toute la République.
Plusieurs antennes accusent des retards. Les frais de fonctionnement arrivent à compte goutte, les salaires également. A peine quelques primes sont données mais elles sont irrégulières.
D’où ce SOS lancé à l’endroit du Président Félix Tshisekedi pour qu’une solution définitive soit trouvée afin que ces agents recouvrent leurs droits et ne soient plus exposés à la corruption.
Ces agents se tournent vers le premier des congolais car déjà au mois de juin 2023, le Chef de l’Etat avait manifesté un intérêt sur cet établissement public au cours d’un des Conseils des Ministres. À l’occasion, le Président Tshisekedi avait ouvertement critiqué les longs délais d’attente et la discontinuité du service.
En plus des réponses aux difficultés de financement, et de prise en charge des agents et la mutualisaton des services intervenants, Félix Tshisekedi avait
exigé une évaluation de la réforme du GUCE pour identifier des pistes susceptibes de favoriser l’optimisation de l’accomplissement des formalités des
entreprises.
Le GUCE est un maillon important dans la formalisation des entreprises. Il a la charge de la délivrance du Registre de commerce et de crédit mobilier (RCCM) qui constitue une sorte d’acte de naissance d’une entreprise, selon la loi.
En effet, le Guichet unique apparaît donc comme une application pratique des concepts de la facilitation du commerce visant à abaisser les obstacles non tarifaires aux échanges et à procurer des avantages immédiats à tous les acteurs du commerce international.
Les autorités congolaises sont ainsi invitées à se pencher sur ce dossier afin d’améliorer le climat des affaires.
Nadine FULA

