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RDC : l’usage de paiements électroniques conseillé pour limiter les risques de contagion au COVID-19

La Banque centrale du Congo (BCC) invite la population congolaise à utiliser beaucoup plus la monnaie électronique que fiduciaire afin de limiter les risques de contamination du Coronavirus à travers la manipulation des billets de banque. Cette instruction figure dans un communiqué publié le mardi 24 mars par la BCC.
« S’agissant de la circulation fiduciaire, la BCC invite l’ensemble de la population congolaise à utiliser les moyens de paiement électronique (M-Pesa, Airtel Money, Orange Money, etc.) afin de réduire le risque de contamination due à la manipulation des espèces », peut-on lire dans le communiqué.
Des dispositions particulières sont ainsi annoncées à cet effet. C’est le cas de l’approvisionnement des banques commerciales en billets de bonne qualité et en quantité suffisante, afin de permettre un bon fonctionnement de leurs guichets automatiques et répondre, en permanence, aux besoins de la clientèle.
L’Institut d’émission annonce à ce sujet, que « l’instruction est faite aux banques de désinfecter au préalable les billets de banque avant leur remise en circulation ».
Dans cette optique, la BCC annonce la suppression des frais sur les transactions en monnaie électronique et des frais variables sur les opérations inférieures à CDF 2 500 000, dans le système RTGS et ACH, jusqu’à fin décembre 2020.
Il est également annoncé le relèvement à USD 2 500 ou son équivalent en CDF, de la limite des montants des transactions journalières en monnaie électronique et le déplafonnement de la limite mensuelle des transactions électroniques.
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La Banque centrale évoque également la promotion de l’interopérabilité bilatérale, d’une part, entre établissements de monnaie électronique et, d’autre part, avec les autres institutions financières, pour faciliter les transferts et les paiements dans les petits commerces.
En outre, l’Institut d’émission compte sur l’utilisation de la monnaie électronique et scripturale, par les entreprises et services publics, en vue du règlement des factures ainsi que du paiement des taxes et impôts.
Quant au reste, la Banque centrale invite la population à suivre toutes les mesures sanitaires décidées par les autorités compétentes et se réserve le droit de prendre d’autres mesures au regard de l’évolution de la situation.
Olivier KAMO

