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Bruxelles : l’IGF présente à l’Union européenne sa réforme du contrôle systémique et digitalisé

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L’Inspection générale des finances (IGF) poursuit sa démarche de modernisation du contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo (RDC).

À Bruxelles, quatrième étape du périple européen de sa délégation, l’Inspecteur général des finances-Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a présenté aux représentants de l’Union européenne les principaux axes de la réforme engagée autour du contrôle systémique et de la digitalisation des mécanismes de contrôle.

La délégation de l’IGF a été reçue à la Direction générale des partenariats internationaux de l’Union européenne, où des échanges ont porté sur les perspectives de coopération dans le domaine du contrôle des finances publiques et de la transformation digitale.

Les discussions ont notamment réuni Luis Navarro, Chef de secteur Grands Lacs de l’Union européenne, et Maxime Hendrickx, Coordonnateur géographique RDC/Afrique orientale et centrale.

Au cours de la rencontre, les représentants européens ont fait état des retours positifs reçus de leurs collègues basés à Kinshasa concernant le travail mené par l’IGF.

La nouvelle approche du contrôle systémique, promue par l’IGF, a constitué l’un des principaux sujets abordés au cours de cette rencontre.

Cette approche vise à dépasser le contrôle limité à des opérations ou procédures isolées pour permettre une analyse plus globale du fonctionnement des systèmes publics, notamment à travers l’exploitation des données disponibles, l’identification des risques et le ciblage des secteurs prioritaires.

Pour l’IGF, cette évolution doit contribuer à renforcer l’efficacité du contrôle et à améliorer la gouvernance des ressources publiques.

Christophe Bitasimwa Bahii a également présenté les grandes lignes de la réforme engagée en matière de digitalisation. Celle-ci doit notamment permettre de simplifier les procédures de contrôle, d’améliorer la circulation et l’exploitation des données, de renforcer la traçabilité des opérations et de contribuer à la maximisation des recettes de l’État.

Au-delà de la simple informatisation des procédures, la réforme entend instaurer une gestion davantage systématisée de l’information, permettant notamment de mieux identifier les risques et de concentrer les contrôles sur les secteurs présentant les enjeux les plus importants.

La présentation de cette réforme a suscité l’intérêt des représentants de l’Union européenne. Ceux-ci ont donné un accord de principe à la demande formulée par l’IGF/RDC et évoqué plusieurs pistes de coopération, malgré l’achèvement du programme de financement des projets actuellement en cours en RDC.

Maxime Hendrickx a notamment évoqué la possibilité d’un accompagnement technique ainsi que l’organisation d’échanges d’expériences entre les experts congolais et européens.

Ces perspectives pourraient permettre à l’IGF de bénéficier de l’expertise européenne dans des domaines liés notamment à la digitalisation du contrôle, à la gestion des données et à la modernisation des mécanismes de contrôle des finances publiques.

En marge de ces échanges, la délégation de l’IGF a rencontré Christian Ndongala Nkuku, Ambassadeur de la RDC en Belgique et auprès de l’Union européenne.

Cette rencontre a permis à la délégation de présenter au diplomate congolais les principaux axes de la réforme envisagée, ainsi que l’évolution du mode d’intervention de l’IGF.

L’Ambassadeur a salué les initiatives engagées par l’Inspection générale des finances en matière de renforcement de la bonne gouvernance en RDC.

Il a également annoncé son intention de promouvoir cette initiative auprès des partenaires internationaux, notamment ENABEL et l’Union européenne, afin de favoriser la mobilisation de l’appui technique et le renforcement des capacités nécessaires à la mise en œuvre de cette réforme.

La démarche engagée à Bruxelles s’inscrit ainsi dans la recherche de partenariats techniques autour d’un nouveau modèle de contrôle des finances publiques, davantage fondé sur les données, la digitalisation et l’analyse systémique des risques.

Mitterrand MASAMUNA

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