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RDC : 17 femmes dans un Gouvernement de 54 membres, un signal fort pour la masculinité positive

Avec 17 femmes, dont la Première Ministre, dans une équipe de 54 membres, le nouveau Gouvernement Suminwa II illustre une volonté affichée de maintenir le principe de la masculinité positive.
Ce concept, promu au plus haut niveau de l’État, vise à impliquer hommes et femmes dans un exercice partagé du pouvoir, en reconnaissant le rôle des femmes comme actrices centrales de la gouvernance et du développement.
La composition de l’actuel Gouvernement de la RDC révèle une forte présence féminine, non pas seulement cantonnée à des portefeuilles symboliques.
Yolande Elebe Ma Ndembo maintient son poste au ministère de la Culture, Arts et Patrimoines ; O’Neige N’Sele Mimpa est propulsée à la tête des Affaires foncières ; Julie Mbuyi Shiku s’occupera du Portefeuille de l’Etat; Micheline Ombae Kalama du Genre, Famille et Enfant ; tandis que Grâce Kutino prend les commandes du ministère de la Jeunesse. À leurs côtés, Arlette Bahati Tito se chargera d’impulser la Nouvelle économie du climat.
Des têtes couronnées comme Raïssa Malu, Marie-Thérèse Sombo et Thérèse Kayikwamba Wagner sont reconduites à leur poste. Il s’agit respectivement de l’Éducation nationale, secteur stratégique pour l’avenir du pays; de l’Enseignement Supérieur; et du ministère des Affaires étrangères.
Ancienne Ministre de la Jeunesse, Noëlla Ayeganagato, aura desormais la charge d’appuyer les efforts pour le retour de la paix en qualité de Vice-Ministre des Affaires étrangères.
Pour les observateurs, cet équilibre relatif entre les sexes s’inscrit dans une dynamique de gouvernance inclusive, sans pour autant atteindre la parité. Les 17 femmes représentent environ 32 % de l’exécutif, un taux supérieur à la moyenne régionale, mais encore éloigné des ambitions paritaires.
« Ce n’est pas seulement une question de chiffres, mais de positionnement : plusieurs ministères confiés aux femmes sont au cœur des enjeux économiques et sociaux », souligne une analyste politique.
La masculinité positive portée par le Président Tshisekedi, dans cette perspective, ne se réduit pas à un slogan. Elle devient un cadre d’action où la complémentarité des genres est mobilisée pour répondre aux défis nationaux, de la stabilisation économique à la cohésion sociale.
Flory MUSISWA







