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RDC : 8 aéronefs mobilisés pour cartographier le sous-sol congolais pendant 36 mois

La République démocratique du Congo lance une vaste campagne de cartographie géophysique aéroportée et géologique destinée à améliorer la connaissance de son sous-sol et à orienter davantage l’exploration minière.
Le Programme de cartographie géophysique Aéroportée et Géologique de la RDC (PC2G-RDC) s’étendra sur 36 mois et mobilisera 8 aéronefs.

Le lancement officiel de ce programme est intervenu, le lundi 5 octobre 2026, sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en présence notamment du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Shabani Lukoo, de l’ambassadrice d’Espagne en RDC et de plusieurs autres personnalités.
Coordonné techniquement par le Service géologique national du Congo (SGN-C), sous la tutelle du ministère des Mines, le PC2G-RDC est financé par le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) et exécuté par la firme espagnole Xcalibur Multiphysics Group SL.
L’objectif principal de cette campagne est d’améliorer la connaissance scientifique du sous-sol congolais afin de réduire les incertitudes liées à l’exploration et de fournir à l’État, aux investisseurs et aux acteurs du secteur minier des données plus précises sur le potentiel géologique du pays.
Dans le cadre de ce programme, les aéronefs mobilisés procéderont notamment à l’acquisition de données magnétiques, radiométriques, gravimétriques et électromagnétiques.
Ces données seront ensuite traitées et interprétées avant d’être complétées par des travaux géologiques de terrain. La démarche doit permettre de disposer d’une meilleure compréhension de la structure géologique des zones couvertes et, à terme, d’orienter les activités d’exploration vers les secteurs présentant un potentiel identifié.
Les opérations concerneront progressivement plusieurs parties du territoire national, notamment le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga.
Au-delà de l’acquisition des données, le programme prévoit également un volet consacré au transfert de compétences et à la formation des géologues, chercheurs, techniciens et étudiants congolais.
Pour le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le lancement de cette campagne constitue un investissement stratégique dans la connaissance du territoire et dans l’avenir du secteur minier congolais.
« Nous investissons aujourd’hui dans la connaissance pour réduire demain le coût, le risque et le temps nécessaires à l’exploration », a-t-il déclaré à cette occasion.

Le Ministre estime que la connaissance approfondie du sous-sol doit permettre à l’État de mieux maîtriser son patrimoine minier, mais également aux investisseurs de disposer d’une meilleure visibilité sur les opportunités d’exploration.
Cette démarche doit, selon lui, également contribuer à renforcer la capacité des Congolais à participer à la valorisation des ressources du pays.
« Mieux connaître pour mieux décider, mieux explorer pour mieux valoriser, mieux valoriser pour créer davantage de valeur et d’emplois », a souligné Louis Watum Kabamba.
À travers le PC2G-RDC, les autorités entendent ainsi faire de la connaissance scientifique du territoire un préalable à une meilleure valorisation des ressources naturelles.
L’acquisition de données géologiques et géophysiques à l’échelle de plusieurs régions du pays devrait notamment permettre de disposer d’informations plus fiables pour accompagner les futures décisions en matière d’exploration et d’investissement.
Le volet consacré à la formation et au transfert de compétences constitue également un enjeu important du programme. Il vise à renforcer progressivement l’expertise nationale dans les domaines de la géologie et de la géophysique.
Financé par le FOMIN et exécuté avec l’appui technique de la firme espagnole Xcalibur Multiphysics Group SL, le PC2G-RDC s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à mieux documenter le patrimoine géologique congolais et à préparer de nouvelles opportunités d’exploration et d’investissement.

À terme, l’enjeu sera de transformer les données collectées en informations scientifiques exploitables, capables d’appuyer les décisions publiques, de réduire les risques pour les investisseurs et de favoriser une valorisation plus structurée des ressources naturelles de la RDC.
Mitterrand MASAMUNA







