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RDC–Congo : Un cadre contractuel formalisé pour les échanges d’électricité entre la SNEL et E2C

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Kinshasa et Brazzaville franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique.

La République Démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo ont finalisé le contrat d’échange d’énergie électrique entre la Société nationale d’électricité (SNEL SA) et Énergie électrique du Congo (E2C SAU), établissant pour la première fois un cadre contractuel formel, sécurisé et consensuel pour les flux énergétiques entre les deux pays.

La réunion de finalisation, présidée par le Ministre congolais des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a permis de lever les dernières contraintes techniques, juridiques, commerciales et financières.

Les deux parties ont notamment confirmé une puissance maximale d’échange de 30 mégawatts (MW) et défini les mécanismes de tarification, les critères de qualité de l’énergie ainsi que les dispositifs de suivi et de contrôle.

S’appuyant sur des échanges énergétiques historiques entre Kinshasa et Brazzaville, cet accord vise à inscrire durablement l’interconnexion électrique des deux pays dans un cadre clair et transparent.

Pendant plusieurs décennies, cette interconnexion a fonctionné sans dispositif commercial formalisé, générant par moments des incompréhensions dans la gestion des flux et des comptes.

Pour le Ministre Aimé Sakombi Molendo, la signature de ce contrat s’inscrit dans une vision stratégique axée sur le renforcement de la coopération énergétique sous-régionale.

« La cérémonie de ce jour, consacrée à la signature du contrat d’échange d’énergie électrique entre les deux sociétés publiques s’inscrit dans une vision stratégique claire : celle du renforcement de la coopération énergétique sous-régionale, fondée sur la solidarité, l’intégration et la valorisation concertée de nos ressources au service du développement durable de nos peuples. Les échanges techniques, juridiques et commerciaux menés au cours des phases préparatoires ont permis un rapprochement significatif des positions, la levée des plusieurs contraintes, l’abrutissement à un consensus sur les dispositions essentielles du contrat. L’interconnexion de nos réseaux électriques constitue un pilier de l’intégration sous régionale. Pendant de nombreuses années, cette interconnexion a fonctionné à l’absence d’un cadre commercial formalisé, générant parfois des incompréhensions et des difficultés dans la gestion du flux énergétique. La mise en place, ce jour, de ce cadre contractuel clair, consensuel et transparent marque une étape décisive vers une coopération mieux structurée et durable. La mise en œuvre de cadre d’énergie permettra la finalisation de la réconciliation des comptes et mettra fin à la notion de variante au profit des mécanismes contractuels clairement définis au bénéfice de deux sociétés et surtout de nos populations respectives. Cette mise en œuvre constitue ainsi un jalon majeur de notre coopération énergétique. », a déclaré Aimé Sakombi Molendo.

Le Ministre congolais a souligné que la mise en place de ce cadre contractuel permettra non seulement la réconciliation des comptes entre les deux sociétés publiques, mais aussi la fin des mécanismes informels, au profit de règles clairement établies, bénéfiques aux entreprises concernées et aux populations des deux États.

Pour Aimé Sakombi Molendo, cet accord constitue un jalon majeur de la coopération énergétique en Afrique centrale, fondée sur la transparence, la confiance mutuelle et l’intérêt partagé. Il ouvre la voie à une meilleure gestion des flux énergétiques et à la mise en œuvre de nouveaux projets structurants d’intégration régionale.

Parmi les perspectives évoquées figurent notamment la « boucle de l’amitié énergétique », projet symbolique reliant Kinshasa, Brazzaville et Luanda, ainsi que le développement de la centrale hydroélectrique de Kinsuka. Ce dernier nécessitera une coordination étroite entre les deux États et pourrait contribuer significativement à la réduction du déficit énergétique dans les capitales des deux pays, avec des retombées positives sur le bien-être des populations et la croissance économique.

De son côté, le Ministre congolais en charge des Ressources hydroélectriques a salué la portée historique de cette interconnexion, initiée dès 1982 sous l’impulsion des chefs d’État des deux pays. Il a rappelé qu’il s’agit de l’une des premières réussites en matière d’intégration énergétique en Afrique centrale, inscrite dans la dynamique du Pool énergétique de la région.

Selon lui, la formalisation de ce contrat augure des perspectives et des ambitions légitimes, non seulement pour la RDC et la République du Congo, mais aussi pour l’ensemble de l’Afrique centrale et, au-delà, pour le continent africain, riche en ressources hydroélectriques encore sous-exploitées.

« Ceci augure pour nous, des perspectives et des ambitions légitimes pour apporter à nos deux pays, et au-delà, à l’Afrique Centrale et tout le continent, puisque nous disposons des ressources hydroélectrique suffisantes et nombreuses, l’énergie nécessaire pour leur vie sociale et à nos industries, existantes et à créer, pour leur vitalité et leur développement. Je salue la commission paritaire qui a été mis en place, qui sera donc l’acteur principal, qui doit veiller à l’exécution de tout ce qui a été signé et être une cellule de réflexion pour accompagner les deux sociétés dans le management de leur relation. », a fait savoir le Ministre des Ressources hydrauliques du Congo lors de cette cérémonie.

La commission paritaire mise en place a été appelée à jouer un rôle central dans le suivi de l’exécution du contrat et à servir de cadre de concertation permanente entre la SNEL et E2C.

À l’issue des travaux, les délégations des deux pays ont salué le leadership et l’engagement du Ministre Aimé Sakombi Molendo, dont l’implication a été déterminante dans l’aboutissement de ce partenariat stratégique au service de l’intégration énergétique régionale.

Mitterrand MASAMUNA

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