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RDC : Kinshasa, Haut-Katanga et Lualaba concentrent 54,5 % des unités industrielles en activité

La République démocratique du Congo (RDC) compte désormais 1.226 unités industrielles identifiées à travers le pays, contre 525 unités recensées en activité en 2017.
Ces données ressortent du rapport préliminaire du recensement des entreprises industrielles réalisé en 2025 et présenté au Conseil des ministres du vendredi 14 août 2026 par le ministre de l’Industrie ad intérim, Julien Kalumba Mwana Ngongo.
Selon ce rapport, cette progression traduit une évolution significative du tissu industriel congolais au cours des dernières années, dans un contexte marqué par les efforts du Gouvernement en faveur de l’industrialisation et de la diversification de l’économie.
Malgré l’augmentation du nombre d’unités industrielles identifiées, leur répartition géographique demeure fortement concentrée dans quelques pôles économiques du pays.
La ville de Kinshasa arrive en tête avec 264 unités industrielles, suivie du Haut-Katanga avec 188 unités et du Lualaba avec 101 unités. À elles trois, ces entités regroupent 553 unités industrielles, soit environ 54,5 % du total recensé à l’échelle nationale.
Cette concentration confirme le poids de Kinshasa et des provinces minières du Katanga dans l’activité industrielle congolaise. Elle met également en évidence les disparités territoriales qui caractérisent encore le développement du secteur industriel en RDC.
Le rapport préliminaire ne s’est pas limité aux unités industrielles en activité. Il dresse également un état des lieux des entreprises confrontées à des difficultés, notamment celles ayant cessé temporairement ou définitivement leurs activités.
Le recensement permet ainsi d’identifier les différents secteurs d’activité représentés dans l’industrie congolaise et de mieux cerner les contraintes auxquelles sont confrontées les entreprises.
Ces informations devraient constituer une base de données utile à l’orientation des politiques publiques et à la définition de mesures destinées à renforcer le tissu industriel national.
Au cours de sa présentation, le Ministre de l’Industrie ad intérim a également salué le début du processus de recouvrement des créances dues au Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI).
Cette dynamique fait suite à la communication du Président de la République ainsi qu’aux différentes réunions de suivi organisées sous la coordination de la Première ministre.
Pour le Gouvernement, la récupération de ces créances doit permettre au FPI de disposer de ressources supplémentaires afin de financer de nouveaux projets industriels.
« Les fonds ainsi mobilisés pourront être investis dans le financement d’autres projets industriels pour poursuivre l’industrialisation du pays », souligne le compte rendu du Conseil des Ministres.
Le Gouvernement entend ainsi poursuivre le processus de recouvrement des créances du FPI, considéré comme un levier permettant de renforcer les capacités de financement du secteur industriel.
Mitterrand MASAMUNA







