Autres actualités
RDC : la SACIM libérée de toutes les restrictions de vente de ses diamants

Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) prend une nouvelle option visant la liberté de commercialisation des diamants de la la Société Anhui Congo d’Investissement Minier (SACIM), active à Miabi, dans le Kasaï Oriental, mais aujourd’hui plongée dans une situation critique.
Lors du Conseil des Ministres du vendredi 20 juin 2025, l’Exécutif national a annoncé des mesures fortes pour relancer cette entreprise minière du secteur diamantifère congolais.
Selon les autorités congolaises, la SACIM traverse une profonde crise managériale, sociale et opérationnelle, malgré une production mensuelle avoisinant les 250.000 carats de diamant. En cause des restrictions réglementaires jugées illégales, imposées avant l’actuel Gouvernement.
L’arrêté ministériel de février 2022 avait contraint la société à vendre exclusivement ses diamants à un cercle restreint d’acheteurs congolais agréés par le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC), affectant gravement sa trésorerie.
Cette limitation a conduit à une chute des revenus, entraînant des arriérés de salaires allant jusqu’à 13 mois, des tensions sociales et plusieurs manifestations des travailleurs.
Pour rectifier le tir, un nouvel arrêté ministériel a été pris le 2 juin 2025, levant cette obligation et rétablissant la liberté de commercialisation, conformément au Code minier en vigueur.
Selon la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM), la SACIM a produit 334.505 carats de diamant au premier trimestre 2025, soit 97 % de la production industrielle nationale, loin devant la Minière de Bakwanga (MIBA), qui n’a totalisé que 9.543 carats sur la même période.
Rappelons qu’en mai 2025, la SACIM avait déjà obtenu un moratoire de trois mois lui permettant de vendre librement sa production. Cette mesure transitoire visait à atténuer ses difficultés financières chroniques.
Aujourd’hui, le Gouvernement mise sur cette libéralisation durable pour restaurer la stabilité sociale et relancer les activités de l’entreprise, tout en insufflant un nouvel élan à l’ensemble de la filière diamantifère congolaise.
Agnès KAYEMBE







