Connect with us

Autres actualités

RDC : l’IGF s’inspire de l’expérience française pour faire évoluer le contrôle des finances publiques

Published

on

L’Inspection générale des finances (IGF) de la République démocratique du Congo entend tirer parti de l’expérience française pour faire évoluer ses méthodes de contrôle vers l’évaluation des politiques publiques. Cette orientation s’inscrit dans la vision du contrôle systémique portée par le Plan triennal 2026-2028 de l’institution congolaise.

L’Inspecteur général des finances-chef de service, Christophe Bitasimwa Bahi, a échangé ce jeudi 17 septembre 2026, à Paris avec son homologue française, Catherine Sueur, à l’occasion d’une séance de travail réunissant les deux institutions.

La rencontre a porté sur le partage d’expériences et les perspectives de renforcement des méthodes de contrôle et d’évaluation en RDC.

Au cours des échanges, les deux délégations ont relevé des convergences, mais aussi des différences opérationnelles entre leurs institutions. En France, l’Inspection générale des finances intervient notamment dans l’évaluation des politiques publiques, en analysant leur pertinence et leurs effets, tout en apportant son expertise au Gouvernement et aux institutions.

En RDC, l’IGF concentre actuellement une part importante de ses missions sur l’inspection, le contrôle et l’audit des finances publiques. Ces interventions visent notamment à sécuriser les ressources de l’État, à prévenir les malversations et à veiller à la régularité et à l’efficacité de l’utilisation des fonds publics.

Pour Christophe Bitasimwa, cette différence s’explique notamment par le niveau de fiabilisation des services publics et des systèmes de gestion. Il estime que l’évolution vers l’évaluation des politiques publiques constitue un processus progressif, qui nécessite au préalable le renforcement des mécanismes de contrôle et de gestion.

« Je pense que l’évaluation des politiques publiques est une étape avancée de l’Inspection générale des finances », a-t-il déclaré, soulignant que le contrôle intensif demeure une étape nécessaire dans le contexte actuel de la RDC.

La vision portée par l’IGF-RDC repose sur une évolution des méthodes de travail, avec la digitalisation au cœur du dispositif. La modernisation des outils doit notamment contribuer à fiabiliser les données, à améliorer la surveillance des flux financiers et à renforcer les capacités d’analyse de l’institution.

Cette transformation s’inscrit dans le cadre du contrôle systémique, qui vise à renforcer la maîtrise des opérations et des mécanismes de gestion publique au-delà des interventions ponctuelles.

« Plus les services se fiabilisent, plus on va vers l’évaluation », a résumé Christophe Bitasimwa, établissant un lien entre la consolidation des systèmes de gestion et l’élargissement progressif du champ d’action de l’Inspection générale des finances.

À l’issue de la séance de travail, Catherine Sueur a félicité son homologue congolais pour la réforme du contrôle systémique fondée sur la digitalisation. La cheffe de service de l’Inspection générale des finances de France a également exprimé la disponibilité de son institution à accompagner la RDC dans le cadre des échanges d’expériences.

Pour l’IGF-RDC, cette démarche ne consiste pas à reproduire à l’identique le modèle français, mais à comprendre son évolution et à identifier les pratiques susceptibles d’être adaptées aux réalités congolaises.

L’objectif affiché est de faire évoluer progressivement les méthodes de contrôle et d’audit vers une capacité accrue d’évaluation des politiques publiques, à mesure que les systèmes de gestion et de contrôle se renforcent.

Mitterrand MASAMUNA

ZoomEco TV