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RDC : la Banque mondiale chiffre son portefeuille à 8,2 milliards USD avec 15.000 emplois créés dans l’appui aux entreprises

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La Banque mondiale dispose d’un portefeuille de 8,2 milliards de dollars en République démocratique du Congo, réparti dans douze secteurs.

Dans les domaines de la finance, de la compétitivité et de l’investissement, ses interventions ont contribué à créer plus de 15.000 emplois, dont 43 % au bénéfice des femmes.

Ces chiffres ont été présentés le 29 septembre 2026 à Kinshasa, lors de la consultation consacrée à l’entrepreneuriat, à l’industrie et à l’investissement, organisée pour préparer le partenariat RDC–Banque mondiale 2027-2036, au Fleuve Congo hôtel.

Zouhour Karray, spécialiste principale du secteur privé à la Banque mondiale, a chiffré le portefeuille global à 8,2 milliards de dollars. Elle a également évoqué 750 millions de dollars consacrés à la finance, à la compétitivité et à l’investissement.

Le montant global couvre donc plusieurs secteurs : il ne représente pas uniquement les ressources destinées aux PME.

Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, a présenté les résultats des appuis aux entreprises. Plus de 6.000 nouvelles entreprises ont été soutenues, dont plus de 80 % portées par des femmes. En parallèle, 1.500 PME ont bénéficié d’un accompagnement pour développer leurs activités et renforcer leur compétitivité.

Sur le financement, plus de 8.000 micro, petites et moyennes entreprises ont accédé à des ressources, permettant de mobiliser plus de 125 millions de dollars de crédits.

Ces prêts peuvent notamment aider à acheter des équipements, constituer des stocks ou financer les dépenses nécessaires à la production.

Zouhour Karray a aussi fait état d’une hausse de 52 % du chiffre d’affaires des PME soutenues.

Cet indicateur mesure la progression des ventes. Il doit être distingué du bénéfice, qui tient compte des charges supportées par l’entreprise.

Les progrès restent cependant confrontés à des obstacles structurels. Albert Zeufack a souligné la faiblesse du capital de nombreuses entreprises, le poids de l’informalité et les garanties exigées pour obtenir un crédit.

 

Le manque d’infrastructures productives, d’équipements et de compétences en gestion limite également leur croissance.

Trois Centres PME sont déjà opérationnels et d’autres sont en cours de déploiement. Leur rôle est de rapprocher les services d’accompagnement des entrepreneurs. Car l’accès à l’argent ne résout pas toutes les difficultés : une entreprise doit aussi maîtriser ses coûts, organiser sa production et trouver des clients pour maintenir son activité et les emplois créés.

Flory MUSISWA

ZoomEco TV