a la une
RDC : le Document de politique et stratégies industrielles approuvé par les parties prenantes

Le République démocratique du Congo (RDC) dispose désormais d’un Plan stratégique de l’industrie. Ce document établi et approuvé par les délégués des parties prenantes, à l’issue d’un atelier organisé à Kinshasa du 28 au 29 février 2020, renferme les grandes lignes de la politique et stratégie industrielle de la RDC.
« Ce document trace la voie à suivre pour améliorer la performance des entreprises industrielles et rendre le secteur industriel compétitif, créateur d’emplois, afin de s’intégrer également dans la dynamique régionale et internationale des échanges », a indiqué le ministre de l’Industrie, Julien Paluku Kahongia.
Afin de matérialiser la vision industrielle contenue dans le nouveau Plan stratégique, les investissements du secteur industriel congolais se feront avec des ressources locales pour financer l’agro-industrie, la transformation des produits miniers afin de soutenir la reconstruction des infrastructures économiques et sociales du pays.
Mise en œuvre à trois niveaux
D’abord au niveau national, il sera mis en place un comité d’orientation de la politique industrielle. Celui-ci sera présidé par le ministère de l’Industrie alors que le comité technique de pilotage, lui, sera présidé par le directeur d’études et de planification de l’industrie. Quant au secrétariat technique, il sera assuré par le bureau d’études et de planification du ministère de tutelle.
Ensuite, au niveau provincial, les conseils provinciaux seront présidés par les ministres provinciaux ayant la charge de ministère de l’industrie. Le secrétariat technique sera dirigé par les divisions provinciales à l’industrie.
Enfin au niveau local, l’on parle des comités locaux qui seront présidés par les chefs des bureaux ou chefs de services à l’industrie.
Partageons ces mots exprimés au participants lors de la clôture de l'atelier national de validation du Document de la Politique&des Stratégies Industrielles. La RDC peut être fière de ne plus compter que sur les mines qui ns ont longtemps distraits en limitant la réflexion pic.twitter.com/dgX1u9M5Wh
— JULIEN PALUKU (@julienpalukucom) February 29, 2020
Le document adopté dispose de douze stratégies et de neuf programmes d’actions. Le plan stratégique de l’industrie en RDC prévoit également l’accroissement, d’ici 2030, des entreprises industrielles à 1 000 contre 525 existantes actuellement.
Il envisage de créer au moins 1 million d’emplois décents, plus particulièrement ceux des jeunes et des femmes; accroître la contribution de l’industrie manufacturière au PIB à 28% contre 19,7% en 2017; conquérir au moins 60% de la part du marché local et atteindre au moins 15% du marché régional par les exportations.
Statistiques décroissantes
Il faut noter qu’avant l’indépendance du Congo, l’économie nationale a atteint un niveau de prospérité sans précédent. Ainsi, les investissements directs étrangers représentaient environ 25 milliards USD. Avec la crise économique et politique d’après les années 70, la prospérité a fondue.
La RDC, qui comptait 900 000 entreprises industrielles vers les années 1960, n’en a disposé que 500 en 2019, selon les statistiques disponibles au ministère de l’Industrie. Par conséquent, 899 500 industries ont été soit fermées, soit elles sont tombées en faillite durant les 59 dernières années.
Enfin la #RDC vient d'avoir sa politique industrielle validée par tous les représentants de 26 provinces, experts nationaux et internationaux. Il sera mis en ligne après son adoption en conseil des ministres comme l'exige la procédure. Croyons à la diversification de l'économie pic.twitter.com/yCtl5Tz8wc
— JULIEN PALUKU (@julienpalukucom) February 29, 2020
Selon les spécialistes, la validation du Plan stratégique de l’industrie est une étape importante franchie à ce jour. Ils affirment que l’adoption de ce Plan « place la RDC dans le peloton des pays africains dotés de leur propre politique sectorielle ».
Une fois adopté au Conseil des ministres, le document sera partagé avec les pays de la sous-région pour son intégration dans les différentes politiques régionales.
Olivier KAMO

