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RDC : nécessité d’une bonne vulgarisation pour éviter la cacophonie autour des états financiers de la Banque centrale

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Depuis la publication des états financiers 2019 de la Banque centrale du Congo (BCC), des interprétations divergent au sein de l’opinion. Tout le monde se permet de commenter et certains prennent même le risque de l’interpréter, sans expertise aucune. Ce qui risque de créer inutilement des pôles.

Pour ne pas laisser place aux interprétations erronées, il est nécessaire voire impérieux d’organiser une grande campagne d’information et au besoin, mettre à contribution les médias.

Ce qui éviterait des élucubrations dans un sens comme dans un autre. Et c’est un travail qui doit être abattu par les services de l’Institut d’émission. Ceci permettrait à l’opinion d’avoir un même entendement de la situation.

Pour l’instant, le moins que l’on puisse dire est que le rapport financier de l’exercice 2019 publié par la BCC résulte d’un audit réalisé par le cabinet d’audit international Delloite International, réputé sérieux. La réalisation de cet audit est une recommandation du Fonds monétaire international (FMI).

Une des conditions devant permettre au pays de conclure un programme formel avec cette institution de Bretton Woods.

Voilà pourquoi il faut un maximum de sérieux et rigueur dans l’interprétation de la montagne des chiffres contenue dans le rapport financier 2019 de la BCC, publié il y a quelques jours par l’Institut d’émission.

Le fait par exemple, pour les lecteurs ordinaires, d’apprendre qu’il existe des sous-comptes à la BCC tel que repris dans le rapport, des analystes financiers macro-économistes, laisse croire à une « situation irrégulière » que certains non initiés assimilent au détournement, simplement parce qu’ils y retrouvent le terme « sous-compte ».

Or, ceux qui sont habitués aux opérations financières de l’Etat savent pertinemment bien que celles-ci s’analysent mieux à partir de l’ensemble de ses comptes comprenant notamment le Compte Général du Trésor dont le solde est structurellement déficitaire ; le sous-compte dépenses en urgence avec un solde régulièrement déficitaire ; le sous- compte appui budgétaire avec un solde légèrement créditeur ; le sous compte  »bons du trésor » avec un solde légèrement créditeur ainsi qu’une cinquantaine de sous-comptes avec des soldes légèrement créditeurs.

De l’avis des experts, la situation financière de l’Etat, techniquement dénommée « Position nette du Gouvernement » est déficitaire ou débitrice. D’aucuns estiment qu’il est encourageant de disposer des soldes créditeurs dans certains sous-comptes. Ce qui permettrait de consolider éventuellement la stabilité du cadre macro-économique, un aspect important dans la relance de l’économie nationale.

Cela étant, conseillent les experts, les états financiers de la Banque centrale du Congo doivent être analysés sans détacher un quelconque élément de son ensemble.

« La logique de la structure tient par la combinaison de ses différentes rubriques. On ne peut pas non plus comprendre le compte général du Trésor en le détachant de ses sous ensembles, c’est-à-dire les différents sous-comptes ouverts par l’Etat pour des opérations spécifiques et des actions préalablement définies », a expliqué un spécialiste de l’économie monétaire qui a requis l’anonymat.

Olivier KAMO

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