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RDC : les recettes minières ont chuté de 310 millions USD en 2019

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Les recettes minières de la Rd Congo ont connu une baisse sensible de près de 310 millions de dollars américains en 2019. Cela représente une chute de 25% par rapport à l’année précédente où elles étaient à 1,239 milliard de dollars américains.

D’après le Rapport de la politique monétaire de la Banque centrale du Congo, l’une des causes principales demeure le ralentissement des exportations dans un contexte de baisse des cours matières premières.

En effet, la valeur des exportations observée en 2019 a baissé de 5,7% par rapport à l’année précédente, soit de 15 826,8 millions USD à 14 919,7 millions USD. Il a été principalement imputable à la diminution des exportations des produits miniers et hydrocarbures, qui représentent plus de 90% des recettes d’exportation congolaise.

D’après les chiffres de la Banque centrale du Congo, le cobalt, le pétrole et le cuivre ont vu leurs cours moyens baisser respectivement de 53,3%, 11,8% et 8,0%. La baisse du cours du cobalt est consécutive à un excès de l’offre par rapport à la demande. 

En termes de volume, 91 993 tonnes de Cobalt ont été exportées par la Rd Congo en 2019 alors que l’année précédente ces exportations étaient de 109 402,3 tonnes. Il s’est dégagé une baise de 15,91%.

L’autre produit – phare ayant connu une baisse de 3,13%, c’est le Pétrole brut. Si en 2018, plus de 8,431 millions de barils ont été exportés, l’année 2019 n’a connu que des exportations de 8,167 millions de barils. 

Le volume d’exportation du Cuivre congolais a, quant à lui, connu une hausse de 16%, passant de 1,225 million de tonnes en 2018 à 1,422 tonnes en 2019. 

Il y a lieu de rappeler que l’évolution de l’activité économique intérieure en 2019 a été globalement marquée par le ralentissement du rythme de la croissance qui a baissé de 1,4% pour s’établir à 4,4%. Et ce, dans un contexte des tensions géopolitiques au plan mondial et de persistance des conflits à l’Est ainsi que la résurgence de la maladie à virus d’Ebola au plan national. 

Ce ralentissement s’est localisé au niveau du secteur primaire induit par la branche « industrie extractive. »

Cette dernière a accusé une contreperformance au cours de l’année, comparativement au dynamisme dont il faisait montre les années antérieures, en raison de la baisse de la demande des principaux produits d’exportations d’origine minière, laquelle a eu une incidence négative sur la production nationale. 

Emilie MBOYO

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