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RDC : l’exportation du café-cacao plombée par la fraude (chiffres)

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L’exportation du café et du cacao congolais est plombée par la fraude. Sur 38 000 tonnes du café produits en 2016, seules 9 000 tonnes ont été exportées officiellement. Et sur 4 500 tonnes de cacao produites sur la même période, seules 1 400 tonnes sont sorties de la RDC par des voies légales. Si les congolais sont des grands consommateurs de ces produits « importés », la question est celle de savoir : où va toutes ces quantités ?

En effet, la fraude accentuée par la porosité des frontières congolaises profite aux pays voisins de la RDC qui prennent la production congolaise et la labellise aux noms de leurs pays respectifs avant d’être exportée ailleurs. Cette situation occasionne un manque à gagner énorme pour les filières et l’Etat congolais.

Fraude et contrebande

Si la Loi sur l’agriculture actuellement en vigueur est obsolète, un projet de loi portant révision est en cours d’examen au Parlement. Il permet, d’après le ministre de l’Agriculture à lever tous les obstacles constituant un frein pour notamment ces deux filières agricoles.

D’après Albert Yuma, « il est évident que les prélèvements des frais et taxes illégaux sur les exportations dans les provinces frontalières notamment au KIVU et en ITURI, rendent moins compétitifs les exportateurs au niveau d’achat auprès des planteurs par rapport à ceux des pays voisins dont les frais à l’exportation de café ne dépassent pas 1% FOB et ayant des infrastructures qui leur facilitent l’exploitation. Les énormes disparités à ces points favorisent la contrebande massive de café et cacao de la RDC. En plus les exportations officielles souffrent des frais très élevées par rapport au pays voisins dans les domaines de transport, banque et assurance. »

La Fédération des entreprises du Congo (FEC) reste convaincue que cette situation crée inévitablement un mauvais climat des affaires dans le secteur agricole qui, pourtant, utilise la majorité de la main d’œuvre de la population.

L’Exécutif prend la main

C’est dans un élan participatif que le gouvernement a voulu intégrer tous les acteurs du secteur afin de trouver des solutions à ces problèmes de production, d’exportations frauduleuses, de la traçabilité, de commercialisation et de transformation du café et du cacao congolais.

« Les discussions et les échanges que nous souhaitons bénéfiques, devront aboutir à ces recommandations qui engendreront une stratégie claire reprenant des actions planifiées à mener pour trouver des solutions pratiques aux préoccupations des différents acteurs », a indiqué le ministre de l’Agriculture, Georges Kazadi.

A RE(LIRE) : le Forum Expo Café-Cacao démarre à Kinshasa !

Ce Forum Expo Café – Cacao 2018 vient en complément des assises sur les exportations organisées récemment par le ministère du Commerce extérieur.

Au ministre d’Etat, ministre de l’Economie nationale, Joseph Kapika de souligner : « si nous organisons et améliorons la production, nous aurons de quoi exporter en respectant les lois de notre pays. Le jour où les opérateurs économiques et nos services qui sont dans l’ordre opérationnel décident d’arrêter la fraude, tout sera terminé. En attendant, nous les traquons ».

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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