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[PPLAAF] Bourdon : «JJ. Lumumba a voulu mettre à jour ce qui apparaît être une entreprise de prédation…»

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[PPLAAF] Bourdon : «JJ. Lumumba a voulu mettre à jour ce qui apparait être une entreprise de prédation…»

Des nouvelles révélations des sociétés appartenant à des proches du Chef de l’Etat congolais et publiées par Le Monde ont été rendues possibles grâces aux documents transmis à la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF) par le lanceur d’alerte congolais, Jean-Jacques Lumumba.

Dans un document publié par le site des Droits de l’Homme Sautiyacongo, William Bourdon, Président de cette structure, affirme que c’est grâce à des relevés de comptes bancaires logés à la BGFI en République démocratique du Congo que les fils ont pu être tirés permettant de mettre à jour, ce qu’il qualifie de « vaste système frauduleux ».

« En décidant de transmettre ses documents à PPLAAF, l’ancien banquier JeanJacques Lumumba devenu lanceur d’alerte, a voulu, courageusement, mettre au jour ce qui apparaît être une entreprise prédation des ressources par le clan présidentiel congolais », a déclaré William Bourdon.

PPLAAF qui affirme travailler sur les documents bancaires transmis par Jean-Jacques Lumumba depuis plusieurs mois et assure la protection juridique du lanceur d’alerte congolais en même temps qu’elle a engagé des avocats pour défendre ses intérêts.

« L’exemple de Jean Jacques Lumumba nous rappelle le rôle clef des lanceurs d’alerte pour prouver les graves entorses à la loi ou à l’intérêt général par ceux qui devraient en être protecteurs », a déclaré William Bourdon. Et d’ajouter : « Ils sont les sentinelles de la démocratie et personnalisent cette universalisation de l’intolérance vis-à-vis de ces responsables qui usent de leurs pouvoirs pour leurs intérêts privés. PPLAAF a été créée dans le but de les appuyer et de les protéger contre toute forme de représailles ».

A RE(LIRE) : Jusqu’où ira Jean-Jacques Lumumba, le lanceur d’alerte ?

En outre, PPLAAF publie un rapport dans lequel elle s’inquiète du droit en vigueur en RDC sur la protection des lanceurs d’alerte qui y est quasiment inexistante.

« Les protections offertes aux lanceurs d’alerte sont limitées aux représailles liées au licenciement professionnel dont ils pourraient faire l’objet. La liberté des médias, tout en étant garanti par la Constitution, est très limitée dans la pratique. Les journalistes subissent des menaces, des actes d’intimidation, de la violence et des arrestations. En outre, un climat de peur répandu limite la possibilité pour les citoyens et les médias à s’exprimer contre les mauvaises actions, en particulier celles de l’État », rapporte ce document.

Pour rappel, PPLAAF est une organisation non gouvernementale sénégalaise créée en mars 2017 proposant un spectre entier de solutions pour pourvoir aux différents besoins des lanceurs d’alerte : encryptage d’un bout à l’autre de la communication, soutien juridique gratuit en conseils ou en représentation légale contre des employeurs ou autre, assistance continue pour protéger le lanceur d’alerte dans la divulgation de l’information au public, développement de législations protégeant les lanceurs d’alerte.

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